La problématique des migrations humaines au XIXe siècle: Maghreb-Méditerranée- Océanique autour de la déportation des Algériens dans les pays d’outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Guyane) a fait l’objet d’une communication donnée en fin d’après-midi de lundi par l’anthropologue Malica Ouennoughi à la Maison de la culture de Béjaïa. Une conférence organisée à l’initiative de la Direction de la culture de la wilaya. Lors de son intervention, la conférencière a abordé notamment le système de colonisation pénal mis en place durant les années 60 du XIXe siècle et la situation des descendants des Maghrébins en Nouvelle-Calédonie dont les ancêtres avait été victimes à la suite de l’insurrection de 1871 et d’autres vagues de déportation. La question de la reconstruction identitaire de la communité des bagnards a été aussi abordée par l’oratrice. Une reconstruction rendue possible après avoir reconstitué les différentes étapes anthropologiques de l’histoire sociale, religieuse et économique des déportés de l’insurrection de 1871. Selon Malica Ouennoughi, les descendants des déportés restent toujours attachés au droit coutumier de leurs ancêtres, contrairement à ce qui se dit à leur propos. Il est à signaler en outre que Malica Ouennoughi est enseignante d’histoire anthropologique et membre chercheur rattaché au laboratoire d’histoire contemporaine de l’université de Nouméa.Une vente d’édicace du dernier ouvrage de l’auteur Algériens et Maghrébins en Nouvelle-Calédonie a été également organisée dans le hall de la Maison de la culture de Béjaïa.
B. B.
