Les campagnes d’abattages qui s’organisent de façon ponctuelle dans l’année au niveau des communes de Kherrata et de Draâ El Kaid par arrêté du wali, bien qu’elles obtiennent des résultats plus ou moins satisfaisants mais ne permettent pas l’éradication de ce phénomène, qui a tendance à resurgir à chaque fin de campagne. C’est le constat, en dépit des efforts déployés dans ce cadre, les mesures réglementaires prises pour l’élimination des animaux errant présentant un risque en cas de morsure.
Bien qu’à travers la loi sur la commune, la responsabilité en matière de prévention et la préservation de la santé publique incombe à l’APC, laquelle doit prendre des mesures nécessaires pour lutter contre les maladies endémiques et d’empêcher la « divagation » des animaux errants et nuisibles, il est aussi de la responsabilité des propriétaires de ces animaux d’assumer la leur, qui à travers le comportement d’abandonner ou de manifester une démission totale envers leurs chiens se transforment en hordes parfois, déambulant le long des quartiers ou rues de nos villes et villages avec tous les risques que cela représente aussi bien pour la personne mordue, que sur la prise en charge en matière de traitement médical par la collectivité.
Certes, l’éradication totale de ce phénomène n’est pas certaine, mais des mesures plus appropriées peuvent être prises : contraindre par exemple le propriétaire par voie réglementaire à vacciner son chien par la tenue d’un carnet de vaccination qui peut être contrôlé à tout moment par le vétérinaire travers des missions effectuées par les bureaux d’hygiène communaux, de veiller à ce que l’animal soit toujours attaché, ceci d’une part.
D’autre part, des dispositions réglementaires peuvent être prises pour prolonger dans le temps, les périodes fixées par arrêté du wali et ne pas les limiter à un mois, et peuvant être renouvelées selon la conjoncture et pourquoi pas, permettre aux présidents des APC d’établir des arrêtés en la matière pour des périodes indéfinies, du fait que le nombre de chiens errants connaît une baisse sensible durant les campagnes d’abattage.
Cet ensemble de mesures mises en œuvre n’aura que des répercussions positives sur la préservation de la santé publique et permettra une meilleure prise en charge de la lutte contre les zoonoses d’une façon générale par les collectivités locales, notamment en ce qui concerne la rage, la leishmaniose et le kyste hydatique, qui constituent des risques de maladies dangereuses auxquels sont exposés l’homme et l’animal domestique.
Slimane Zidane
