Des projets pour rattraper le retard

Toutefois l’autre volet sur lequel s’attelleront les différents responsables sera sans aucun doute son développement économique local. Un développement qui nécessite d’énormes efforts, au regard des retards qu’accuse cette daïra en matière de projets de développement. Un programme de rattrapage apparaît à l’heure actuelle comme une demande impérieuse et incontournable. Le secteur de l’éducation semble être l’une des priorités. La dite région a connu cette année une rentrée scolaire moyenne marquée par un manque en matière de réception de nouvelles structures. L’autre volet qui est mis dans la feuille de route et présenté pour le nouveau chef de daïra, dernièrement installé, reste le développement rural. Des trois communes relevant de cette daÏra, celle de Aomar connaît un déficit en la matière. Pour y remédier, l’accent est mis de façon à en faire bénéficier les agriculteurs de différents programmes agricoles mis en place par les pouvoirs publics. Mais le segment le plus important sur lequel les efforts sont à déployer reste l’alimentation en eau potable. La situation n’est pas reluisante. Le projet de la station de traitement est en cours de réalisation. D’ici là, la région reste alimentée à partir des forages, chose qui fait que la dite station de traitement doit être suivie minutieusement car elle permettra d’alimenter tout le couloir qui démarre de Aomar via Kadiria pour se terminer à Lakhdaria. La daïra de Kadiria reste la mieux lotie car une grande partie de l’autoroute Est-Ouest y passe sur son territoire sans passer outre la construction du plus grand viaduc en Afrique et deux tunnels dont le second sera réceptionné sous peu. Le programme de 100 logements LSP lesquels sont eux aussi à l’arrêt, où figure celui de la commune de Aomar qui ne cesse de traîner et où l’Agence foncière, elle aussi, ne cesse de relancer le projet depuis 2004. Pourtant les délais pour leur réalisation ne devraient pas dépasser les 18 mois.  » Que cette brutalité dans la gestion cesse définitivement », avait insisté le wali lors de l’installation du nouveau chef de daïra. La daïra de Kadiria a bénéficié d’un plan de prise en charge des plus fournis qui est de l’ordre de plusieurs milliards de centimes dont la commune chef-lieu aura un montant de crédit de 47 milliards de centimes pour 10 opérations inscrites dans le secteur de l’habitat, la santé, l’électricité et les travaux publics. Vient ensuite la commune de Djabahia, avec un montant global de 42 milliards de centimes pour 17 projets, puis celle de Aomar avec 14 projets inscrits pour une enveloppe de 24 milliards de centimes. La consigne était le lancement de l’ensemble de ces projets avant la fin de l’année 2008.

B. B.