Comme chaque année, à la même période, au moment de la récolte des olives, les services hospitaliers tant ceux des urgences, de traumatologie qu’orthopédiques doivent faire face non seulement aux flux des victimes des accidents de la circulation mais également à ceux provoqués par les chutes du haut des olivierss. Ainsi à, l’hôpital Krim Belkacem de Daâ El Mizan, pour ne citer que ce week-end, deux femmes âgées ont été ramenées au service des urgences. « Pourtant, je lui avait dit de ne pas sortir », se lamente devant la porte de la radiologie, cet homme accompagnant sa vieille mère de Tizi-Gheniff. Au service des urgences également, nous avons rencontré d’autres citoyens. Chacun nous racontera son malheur. « Il y a six ans, mon père est tombé d’une branche d’un olivier qui n’était pourtant pas trés haute. Après plusieurs mois passés dans différents hôpitaux, il reste cloué au lit ou sur un fauteuil roulant pour le restant de ses jours. Il faut dire aux gens qu’ils doivent faire très attention », lance-t-il avant de s’éloigner.
Essaïd N’Aït Kaci
