Démarrage des travaux de gaz de ville
l Bonne nouvelle pour les habitants de la commune de Kherrata. Eux qui ont tant souffert et ont beaucoup résisté au froid glacial que connaît la région chaque hiver, se sont vus enfin récompensés par un grand projet de gaz de ville dont les travaux ont démarré ce mardi 23 décembre. Les travaux de canalisation débuteront à partir du lieu dit Bougherbalène (Djermouna) et prendront fin à « Draouet » localité relevant administrativement de la commune de Tizi N’Braham.
Une fois achevés, une autre entreprise prendra en charge les travaux concernant le réseau de distribution qui alimentera la ville de Kherrata en cette précieuse denrée.
S. C.
Un quartier sans âme
l La cité EPLF où la Nouvelle-Ville comme aimaient l’appeler quelques-uns, située sur les hauteurs de la ville de Kherrata, compte environ 600 logements tous types confondus.
Elle est aujourd’hui enlisée dans d’inextricables difficultés. Cette cité dont l’existence remonte au début des années 2000, quasiment sans espaces verts, est une cité dortoir sans âme. Le terrain combiné réalisé au milieu des Immeubles, outre sa dégradation avancée, s’est avéré une source de désagréments pour les riverains qui se sentent indisposés par les parties de football qui se déroulent juste sous leurs fenêtres. De même, l’hygiène laisse à désirer dans ces lieux, crevasses, nids-de-poule, eaux usées, à l’origine de la prolifération de moustiques. Les résidants venus d’horizons divers sont également préoccupés par l’insécurité. En un mot : une cité dépourvue de beaucoup de commodités.
Le cimetière chrétien, un dépotoir…
l Le cimetière chrétien de Kherrata situé à la cité Tala Ouhniche, se détériore sans cesse.
Désormais, même les morts n’échappent pas à l’incivisme d’une société qui a tendance à perdre démesurément, ses repères et ses valeurs les plus essentiels. Autrefois, ce lieu de repos éternel, était un lieu respecté et bien entretenu. C’était une autre époque où les morts reposaient en paix. Maintenant, tout a changé : Le cimetière chrétien est devenu un « dépotoir » où les sachets, les cartons, les bouteilles et bien d’autres déchets nuisent à l’endroit. C’est aussi un espace de pâturage pour les brebis et les chèvres. Depuis belle lurette, la clôture du cimetière est inexistante à certains endroits, ce qui ouvre la voie aux bêtes et à certains enfants qui viennent ici pour jouer à cache-cache. Des enfants qui ne se rendent pas compte que des morts sont sous terre de leur « espace de jeu ».
Les tombes n’échappent pas à ce laisser-aller généralisé, puisque la majorité d’entre elles ne présentent aucune stèle surmontée d’une croix, au point qu’elles ne ressemblent plus à des tombes ou presque. « C’est inadmissible de voir le cimetière chrétien de la ville de Kherrata dans ce piteux état. C’est vraiment inacceptable ! On dirait que cet incivisme ne dérange personne. C’est une honte pour nous les musulmans de ne pas respecter un cimetière », nous dit, avec une grande colère, un vieux retraité de la région. Alors, quand va-t-on remédier à cette lamentable situation surtout lorsqu’on sait que la bonne prise en charge des cimetières n’est pas une utopie !? A bon entendeur salut !
Smaïl Chenouf
