En effet, la morphologie de cette localité est caractérisée par un relief accidenté, des pentes abruptes, l’absence de terrains adaptables à une urbanisation pouvant recevoir des équipements publics, d’autant plus que cette zone est beaucoup plus à vocation rurale, du fait que les parcelles distantes sont destinées pour les cultures maraîchères aux fins de l’auto-consommation. Autant de facteurs qui militent en faveur de l’exclusion de cette localité de la zone urbaine de la commune, d’où nécessité de faire procéder à l’actualisation du PDAU en question, en tenant compte des potentialités réellement existantes du foncier en mesure de recevoir des projets d’équipements publics sur le développement futur de la ville. La levée de cette contrainte aura un impact social certain au sein de la population de cette localité et permettra à un grand nombre de citoyens dans le besoin de bénéficier des aides à l’habitat rural. Plusieurs demandeurs ont vu rejeter leurs dossiers du fait qu’ils sont intégrés dans la zone urbaine et par conséquent ne peuvent prétendre bénéficier de ce programme, alors qu’il constitue une opportunité pour la couche sociale modeste de disposer d’un logement décent, mais aussi d’alléger la pression s’exerçant en la matière au niveau de la commune de Kherrata, et ce tous types d’habitats confondus. A cela, s’ajoute l’avantage de freiner l’exode rural, n’est-ce pas l’objectif assigné par le programme d’aides à l’habitat rural ?
Cette aspiration pour le moins légitime à laquelle s’attache la population concernée peut être concrétisée dans des délais très courts, d’autant plus que des propositions ont été, selon notre source, soumises par le comité technique de la daïra de Kherrata à la Direction de l’urbanisme de Béjaïa pour exclure la localité de Tala Ouderadji parmi tant d’autres, de la zone urbaine, une démarche initiée dans ce sens au mois d’octobre 2007. Les citoyens restent dans l’attente que des solutions soient apportées à leurs préoccupations, s’agissant d’une mesure administrative que les autorités compétentes peuvent prendre, ne serait-ce qu’à titre transitoire, afin de ne pas pénaliser des citoyens demandeurs de ces aides, qui sont justement destinées aux zones rurales à l’exemple de la localité de Tala Ouderadji et de ses alentours y compris le douar de Aït Merai, ainsi que d’autres localités au niveau de la commune de Kherrata, telles Khacar, Mehriri, Laouader partie ouest, en attendant l’actualisation du PDAU qui s’impose d’elle-même.
Slimane Zidane
