Les travaux des canalisations du gaz de ville entamés, voilà une année, semblent s’étirer en longueur. Les engins des travaux publics ne cessent de creuser des tranchées en long et en large. De Ahechad à l’ouest jusqu’à Sidi-Ali Ouyahia à l’est, les accotements et trottoirs sont recouverts de terre fraîchement sortie des fossés destinés aux tuyaux de gaz. Les différentes entreprises auxquelles le marché a été confié, ne travaillant pas de concert, il se dégage alors, une impression d’anarchie dans l’exécution de la tâche. Pendant qu’une équipe d’ouvriers s’arrête à l’entrée de la ville, une autre reprend à la sortie le chantier qu’elle avait abandonné quelques jours plus tôt. Certains chantiers longent la route alors que d’autres la creusent en largeur. Ni la chaussée, ni les trottoirs ne sont épargnés. Les crevasses et les monticules de terre continuent à faire partie de ce décor planté depuis, déjà, de longs mois et ne sont pas près de disparaître. Après la poussière de l’été, les riverains doivent s’accommoder de la boue qu’on traîne dans les pieds jusque dans les magasins et les habitations. Tout cela fait désordre aux yeux des citoyens.
Même si tous savent qu’ « on ne peut faire d’omelette sans casser d’œufs », ils commencent à trouver que les travaux prennent beaucoup trop de temps.
Ces derniers jours, nous avons cependant, observé un renforcement des chantiers en matériel et en personnel. Des essais seraientt programmés pour les jours prochains, apprend-on. Espérons que le bitume pour la chaussée et le carrelage pour les trottoirs suivront rapidement.
A. O. T.
