Les participants au à la dernière journée des travaux du séminaire d’évaluation du Programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus tenu à Alger, ont appelé à une meilleure coordination entre les programmes de la santé publique et de la santé génésique. Des spécialistes en santé génésique ont recommandé la poursuite des opérations de dépistage, soulignant la nécessité d’identifier les obstacles ayant entravé la réalisation des objectifs tracés au titre de ce programme. Seuls 200 000 frottis ont été réalisés en Algérie pour le dépistage du cancer du col utérin au titre de ce programme devant toucher 5 millions de femmes. L’évaluation présentée par la Direction de la population au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière relève que le nombre de femmes ayant bénéficié d’un frottis en 2001, soit la première année du programme, n’a guère dépassé 1 218 femmes, alors que le nombre de bénéficiaires en 2007 a atteint 60 000 femmes. Selon les responsables de la mise en œuvre du programme, les résultats obtenus demeurent en deçà des objectifs tracés, expliquant que seules 200 000 femmes ont subi un frottis, dont 84,9% pour un premier et 15,1% pour un deuxième. Un important écart des femmes perdues de vue entre le premier frottis et le deuxième est relevé, expliquant ainsi un manque de suivi et de sensibilisation de la part des unités de cytopathologie. Le taux d’activité de dépistage chez les femmes âgées de 41-45 ans et de 36-40 ans est de 21% et de 17,3% chez les 30-35 ans, alors que la tranche d’âge inférieure à 30 ans a enregistré une baisse jusqu’ à 9%. S’agissant du nombre de frottis effectués, Alger arrive en tête avec 12 174 femmes, suivie par Constantine avec 2 357 femmes, alors que les wilayas de Mostaganem, Illizi, Tindouf, Aïn Témouchent et Relizane n’ont enregistré aucun frottis. L’évaluation initiée par la Direction de la population fait ressortir la nécessité d’axer les efforts sur la sensibilisation de l’ensemble de la population féminine, de mettre en place des programmes locaux et de stabiliser le personnel de la santé publique, tout en le motivant et valorisant ses activités.
R. H.
