Sapins, guirlandes et prix excessifs

Les étals des vendeurs de fruits et légumes étaient plus fournis que les jours précédents alors que les bouchers rivalisaient d’ingéniosité pour exposer les viandes de façon à attirer les gourmands.

La plupart des commerçants ont mis la main à la poche pour égayer les vitrines, habituellement tristes, de leurs magasins, donnant ainsi un nouveau look à la ville. En plus des habituels « bonne année », inscrits sur les devantures, certains ont cru bon d’y installer des sapins, ornés de guirlandes lumineuses. D’ailleurs, certains commerces avaient même proposé pour le vente, des mini-sapins en matière plastique. La décoration des magasins demeurera ainsi jusqu’à la fin du mois de janvier. Mercredi, les boulangeries proposant des bûches, ont été prises d’assaut. On ne peut, même ici, concevoir un réveillon sans gâteaux, limonades et autres victuailles « pour changer ». Ce qui aiguise l’appétit des commerçants, soucieux de terminer l’année « en beauté ».

L’occasion était trop belle pour ne pas en tirer quelques dividendes. Les prix du poulet et de la dinde qui avaient accusé une baisse après l’Aïd, sont vite remontés. « C’est la loi de la demande », nous répond un boucher interrogé sur la question. Le poivron, la tomate et même la pomme de terre ont été vendus plus chers que quelques jours auparavant. Cependant, la palme de cette hausse est revenue aux haricots verts, vendus à trois cent dinars

(300 DA), plus chers que la volaille, même si la manière de réveillonner diffère d’un foyer à un autre, les consommateurs ont souligné que finalement, le dernier jour de l’année 2008 ressemble aux trois cent soixante cinq autres, caractérisés par des prix qui n’ont cessé d’augmenter, au fil des jours.

A. O. T.