Très tôt le matin, à la vue des prix affichés sur le poulet de chair, les ménages de Lakhdaria faisant leurs courses ont hésité à s’en approvisionner mardi dernier, croyant que c’était une viande blanche dure de poule pondeuse réformée.
Mais, l’hésitation constatée devant les marchandises exposées a été vite écartée, puisque tous les commerçants activant dans ce créneau l’ont présenté sur leurs étals au même prix, un réconfort selon un consommateur “qui nous a rassuré puisqu’il s’agissait de poulet engraissé durant 6 jours”.
Un doute tout a fait normal, car il y a 10 jours, cette denrée se vendait à pas moins de 320 DA le kilo, rendant de la sorte l’accès à cette proteïne animale hors de portée des petites bourses, puisque à la surprise générale, explique le même interlocuteur “la volaille a franchi le seuil des 165 DA/kg”. Un écart représentant une différence des 155 DA/kg comparé au cours pratiqué en novembre, une période évoque un vendeur d’aliments avicoles de Lakhdaria “où les éleveurs, et les fournisseurs des moyens de production, ont reçu un vrai coup de massue”.
Une conjoncture dure à supporter financièrement caractérisée, insiste ce partenaire des aviculteurs “par un relèvement du quintal d’aliment à 4000 DA, et une baisse du coût du poulet de chair”.
Mais, au bonheur des investisseurs touchés, suite à la crise financière ayant ébranlé les grands pays détenant le monopole sur ce produit, occasionnant un ralentissement de l’activité à leurs niveaux, cet imprévu peu apprécié de ces derniers, affirme l’opérateur économique “a eu des répercussions positives sur notre secteur, qui a d’abord enregistré un fléchissement du quintal à 3350 DA, puis à 3100 DA”.
Ce concours de circonstance influant favorablement sur la filière de la commercialisation de l’aliment avicole, dont celle de Lakhdaia, conclut le distributeur “a été à l’origine de la baisse du prix du poulet”
A. Chérif
