Ravi à la vie à la fleur de l’âge par une maladie atroce, Hayet Haroun, journaliste à la Dépêche de Kabylie nous a quittés il y a de cela 40 jours. Aujourd’hui, nous célébrons le 40e jour de sa disparition, toujours dans la douleur et le deuil. Cette étoile qui rejoignit vraiment trop tôt le ciel après une courte vie, mais néanmoins, mouvementée et pleine de bon sens, vit toujours dans les cœurs de celles et de ceux qui l’ont connue et surtout aimée. Elle était d’une gentillesse sans limite, d’une ouverture d’esprit qui ne peut être que franche et sincère. Elle avait un cœur doux et puissant.
Un cœur qui sait aimer sans artifices. Elle aimait ses amis, son métier et sa famille sans frontière. Le sourire qui illuminait son visage, pâli par la maladie, ne la quittait jamais. Il était tellement sincère qu’elle donnait de la lumière aux journées sombres qui nous guettaient dans le travail. Respectée et respectueuse de tous, Hayet était un baume au cœur. Et si sa prestance était certaine, elle le doit surtout à son désir de se frayer un chemin dans ce métier qui n’admet pas de fioritures. Elle savait qu’elle n’était qu’à ses débuts, mais elle persistait à s’accrocher pour mieux s’acclimater.
Comme toutes les grandes plumes dont la consécration ne s’est pas fait languir, elle n’avait cure des artifices et du saupoudrage inutiles. Comme tous ceux qui se sont fait une place au soleil dans cet univers brumeux, Hayet était de ceux, qui non seulement vivaient du journalisme mais le respiraient aussi. Il ya deux types de journalistes, disait un homme dont le métier est justement celui-là ; Ceux qui n’ont pas de stylos et ceux qui n’avaient pas de brosse :” Et Hayet était inéluctablement de ce dernier type. Et loin d’en faire un cataplasme, elle le revendique.
Il lui arrivait comme tous ceux qui marchent debout d’avoir des matins pas trop éclairés ou des moments mélancoliques mais elle n’en faisait pas un attribut, il revenait à ses collègues de le découvrir pour le chasser.
Et ainsi allait le cours des choses pour Hayet qui avait pourtant, à l’instar des autres, ses soucis de femme d’abord et de journaliste ensuite. Mais à la différence des autres, Hayet les reléguait au rang des insignifiances. Insignifiants pour elle jusqu’à ce jour fatidique qui ne l’a pas empêchée de sourire et n’a pas altéré son rire.
Repose en paix Hayat, ton sourire éclaire nos chemins.
La Dépêche de Kabylie
