La redynamisation des bureaux d’hygiène au menu

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Dans son intervention, le chef de daïra a tenu à souligner l’importance et le rôle des BHC, (bureaux d’hygiène communaux) dans la lutte contre les MTH et les maladies transmissibles par l’animal… Les actions de ces bureaux doivent être menées en parallèle, aux opérations de contrôles dans les établissements à caractère sensible, recevant le public particulièrement les cantines scolaires. Le bilan des actions menées par les BHC des communes de Kherrata et de Draâ El Kaid, au cours du mois de novembre 2008, porte sur le traitement de l’eau potable par la pose de briques poreuses dans les puits individuels et collectifs, les sources, le chaulage, la javellisation des réservoirs d’eau à travers l’ensemble des établissements scolaires, y compris les châteaux d’eau, dont le traitement en ce qui concerne particulièrement la commune de Kherrata, relève de la compétence du secteur de l’ADE. Cette dernière prend également en charge d’autres ouvrages similaires au niveau de la commune de Draâ El Kaid, dans laquelle des programmes de chaulage s’effectuent régulièrement, à des périodes bien précises à savoir aux mois d’avril et septembre de chaque année. Selon le chef de secteur M. Boumezoued, il a été relevé que les efforts déployés par les BHC sont insuffisants, ce que le chef de daïra a également fait remarquer. Cette réunion a permis par ailleurs, de s’enquérir des problèmes rencontrés par les BHC des communes de la daïra, qui se situent principalement dans les approvisionnements en sable de mer, matériau indispensable pour le traitement des points d’eau à partir de la brique poreuse, qui continue à être utilisée pour les puits. Les galets de chlore, préconisés à titre de remplacement de la brique, ne sont pas recommandés pour le traitement des sources, du fait qu’ils sont concentrés en chlorure, selon les informations données.

Ce qui suppose que des solutions s’imposent pour que les communes disposent, de façon, régulière, du matériau en question ceci en mettant en place des mesures à même de leur permettre d’assurer leurs approvisionnement en sable et de disposer de stocks suffisants pour faire face aux besoins des opérations de traitement de l’eau potable des puits. Les enlèvements doivent s’effectuer à partir des sites côtiers de façon réglementaire par arrêté du wali, afin de ne pas porter atteinte à l’environnement de nos plages. Un autre point, non moins important et qu’il y a lieu de souligner, concerne le manque de moyens humains au niveau des BHC, ce qui ne permet pas de prendre correctement en charge les régions dans la lutte contre les maladies à transmission hydrique, les zoonoses et la préservation de l’hygiène du milieu. En effet, la composante humaine de ces bureaux se limite à un fonctionnaire de la commune en charge du dossier, un technicien de la santé et un inspecteur vétérinaire assurant sa tâche sur les territoires des daïras de Kherrata et de Darguina.

Le recours à des recrutements, à titre provisoire, de cadres spécialisés, au titre du pré-emploi devient par conséquent une nécessité si l’on veut vraiment que les BHC jouent pleinement leurs rôles. Vu ces aléas et manques, s’attendre à des résultats satisfaisants serait une utopie, en dépit des efforts déployées par l’encadrement actuel. Le chef de daïra a invité les membres présents à accentuer davantage leurs efforts, allant dans le sens d’une meilleure prise en charge de ces actions de santé publique à travers les communes, en insistant sur la nécessité d’instaurer une étroite coordination pour mener à bien les missions qui leur sont dévolues. Bien qu’elles soient nombreuses, ces actions parfois nécessitent un suivi permanent difficilement réalisable, en raison des vastes territoires des champs d’actions, notamment en matière de traitement des points d’eau situées sur des zones rurales éparses, ce qui oblige une mobilisation importante de moyens humains et matériel de transport de façon quasi-permanente. Le chef de daïra a demandé aux responsables des BHC d’établir des programmes d’actions à mettre en œuvre durant le premier semestre 2009, de recenser les points noirs, susceptibles de constituer des sources d’apparition de maladies à transmission hydrique pour ces bureaux pour leurs éventuelles prises en charge par l’inscription d’opérations d’assainissements ou d’AEP. M. Djemadi a insisté sur l’hygiène du milieu et la nécessité, pour ces bureaux d’assurer des inspections au niveau des établissements à caractère alimentaire, ceux recevant le public et les cantines scolaires, tous cycles confondus, sans oublier le marché hebdomadaire de Kherrata. Le chef de daïra a exhorté les présidents des APC des communes à redynamiser leurs BHC pour leur donner un nouvel élan, vu que leur mission est de veiller à la protection de la santé publique, de ce fait la vigilance doit être de rigueur.

Slimane Zidane

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