“L’Algérie en retard par rapport au Maroc et la Tunisie”

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En patenariat avec l’ETDE et l’entreprise Amimeur, Energie de Seddouk, l’université de Bgayet a organisé hier une journée d’étude sur l’énergie solaire. Si les invités de marque, tels M. Brahimi, directeur central au ministère de l’Energie et des Mines et M. Kacimi, directeur du haut commissariat à l’énergie solaire ont enrichi la journée de leurs exposés, les personnes directement concernées par les applications de cette technologie comme les agriculteurs, les pêcheurs, les services de balisage des routes et des carrefours ont, selon l’expression des organisateurs, brillé par leur absence. L’intervention la plus attendue à été celle de M. Tounsi, de l’université de Bgayet, ayant pour thème : “Perspectives de l’énergie solaire à Béjaïa”. Mais son exposé, qui a trait en fait à l’utilisation de l’énergie solaire dans les habitations isolées, les écoles et les hôpitaux, n’a rien de propre à Bgayet, wilaya qui ne dispose à l’heure actuelle d’aucune installation photovoltaïque hormis, peut-être, un phare du côté du cap Carbon. Le wali de Bgayet, Rachid Fatmi, qui a tenu à assister à l’intervention de M. Tounsi, a surtout voulu connaître le prix de revient d’une installation photovoltaïque dans une école ou un CEM. Il est resté sur sa faim puisque l’intervenant lui a mis en avant l’amortissement à long terme et l’aspect environnemental de l’équipement.Le P-DG d’Amimeur Energie de Seddouk a axé son intervention sur la compétitivité des entreprises qui fabriquent des pièces d’onduleurs et autres, pouvant servir dans l’installation des systèmes de captage de l’énergie solaire.Il a surtout insisté sur le fait qu’il ne pourrait y avoir d’installation de système sans la participation des partenaires tels les utilisateurs et les organismes concernés. Quant à l’ETDE, qui a réalisé quelques balisages et quelques feux de carrefours, notamment à Bab Ezzouar, elle estime que l’Algérie, en matière d’énergie solaire, est en retard par rapport à ses voisins le Maroc et la Tunisie. Cette entreprise a aussi réalisé d’autres installations, mais les participants à la journée lui ont reproché le prix trop élevé de ses matériels par rapport à ceux de l’importation. Et à l’heure où l’Algérie entre de plain-pied dans l’OMC, la compétitivité dans les prix et dans la qualité doit être de mise.

B. Mouhoub

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