« L’école de judo d’El-Kseur est parmi les meilleures du monde »

Le Maître a formé beaucoup de judokas à l’image de Saïda Amaouche, une talentueuse athlète très ambitieuse, qui nous parle dans cet entretien, de ses débuts, de son palmarès ainsi que de son maître.

La Dépêche de Kabylie : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Saïda Amaouche : Je m’appelle Saïda Amaouche, née le 15 février 1985, j’ai commencé la pratique du judo en 1996 avec Maître Ouaret au club de l’USAMK sans oublier de signaler que j’ai pratiqué aussi le yoseikan budo chez son fils Yazid. Aménagée dans un garage de 4m sur 10, la nouvelle école de Maître Ouaret, en l’occurrence l’USAMK, a formé beaucoup de championnes telles que Soraya Haddad, Aireche, Souhila Khetar, les Allouches, Amghar, moi-même et beaucoup d’autres, et en garçons, Massinissa Allouche, Takfarinas Tidjet, Salim Bensalem, les Nait-Sidous, les Ouaret, les Amghars et beaucoup d’autres.

Nous avons été sacré champion d’Algérie en yoseikan budo deux fois de suite en 1998 et en 1999 alors que ma première médaille au championnat d’Algérie avec les cadettes remonte à l’année 2001 (-44kg), à partir de cette première médaille, je ne pouvais plus quitter le judo.

Peut-on connaître votre palmarès ?

J’ai décroché beaucoup de titres : 3e place juniors par équipe à Tizi-Ouzou en 2002, une 3e place (-48 kg) au championnat d’Algérie qui s’est déroulé à Béjaïa en 2003. En 2004, j’ai obtenu mon premier titre de championne d’Algérie (52 kg) et j’étais sur la liste pour participer au championnat d’Afrique, mais malheureusement les responsables de la Fédération ont préféré une Algéroise, classée 3e au championnat. Je ne leur pardonnerais jamais car c’est la plus grande déception que j’ai vécue dans toute ma vie d’athlète et si je suis encore dans le judo, c’est grâce à Maître Ouaret et à ma famille qui m’ont remonté le moral.

Ce grave fait ne vous a pas découragé ?

Non, pas du tout, au contraire il m’a stimulé à fournir encore plus d’efforts.

J’étais à Alger (lycée de Draria) depuis 2004 et en 2007 j’ai obtenu mon bac, ce qui m’a ouvert la voie et m’a donné la chance de poursuivre mes études à l’université dans la spécialité sports. Au cours de cette période, j’ai participé au tournoi international d’Alger où j’ai obtenu une 3e place avec l’USAMK en 2005. J’ai intégré l’école de l’USM Alger en 2006 avec l’autorisation de maître Ouaret où j’ai obtenu une 3e place en 2006 au tournoi international d’Alger, j’ai obtenu la 3e place au championnat d’Algérie par équipe en 2007 (52 kg) et la 3e place en Coupe d’Algérie catégorie seniors alors que l’année 2008, j’ai été titulaire de la 3e place par équipe et 2e place en Coupe d’Algérie.

Avez-vous pris part aux tournois internationaux ?

Oui j’ai participé en 2008 aux Championnats d’Afrique universitaires en Ouganda où j’ai été classée meilleure athlète d’Afrique, et aussi obtenue la 1ére place par équipe.

Vous devez avoir certainement des objectifs pour cette saison ?

Effectivement, j’ai même bloqué l’année universitaire IEPS et je suis avec mon école-mère, l’USAMK, pour aider mon Maître à former d’autres champions afin de remplacer les partants.

Puisque vous avez fait plusieurs écoles algéroises, quelle est la place de l’école du judo el-kseurois?

L’école de judo d’El-Kseur est parmi les meilleures écoles du monde, elle possède sa propre méthode et surtout, elle a formé beaucoup de champions, beaucoup d’arbitres et beaucoup d’entraîneurs mais malheureusement elle ne pourra jamais former un autre Maître Ouaret.

Cela fait 12 à 13 ans que vous êtes avec Maître Ouaret, parlez-nous un peu de lui ?

C’est vrai, cela fait exactement 13 ans, il a beaucoup donné à la Kabylie et à l’Algérie, il ne prend jamais du repos, il travaille même les jours fériés et les vendredis et ne s’absente jamais. C’est un véritable père pour nous, c’est un vrai maître, un grand psychologue et un grand pédagogue. Ce n’est pas uniquement un éducateur sportif mais aussi un homme de culture : il a écrit deux ouvrages, et réalisé un film. C’est aussi un poète, malheureusement il n’a plus 30 ou 40 ans il dépasse aujourd’hui la soixantaine.

On vous laisse le soin de conclure Saïda……

Je souhaite beaucoup de bonheur à ma famille, à mes proches, à mon maître et beaucoup de succès à l’USAMK et au judo algérien en général, sans oublier votre journal et merci de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer.

Entretien réalisé par Zahir Hamour