Les unités de soins sous-équipées

Le passage en trombe des véhicules de la Protection civile, transportant des malades vers l’hôpital n’est plus un fait rare ; au contraire, certains jours les ambulances, giro-phares allumés, font plusieurs va-et-vient.

Pourtant, avant d’arriver à l’EPH, les patients ainsi évacués, se rendent d’abord, dans les nombreux dispensaires disséminés à travers tout le territoire de la daïra.

Faute de logements de fonction, certaines unités fonctionnent avec des paramédicaux seulement. Si quelquefois on prodigue les premiers soins aux blessés légers, souvent, faute de matériel adéquat, les malades sont dirigés vers le service des urgences de l’hôpital, seule structure équipée pouvant les prendre en charge.

D’ailleurs, connaissant cette réalité, les citoyens évitent de se rendre aux dispensaires, devenus des structures pour « injections et pansements ».

Ce qui se répercute indéniablement sur l’hôpital dont les services, particulièrement celui des urgences, sont submergés à longueur de journée. Faute de prise en charge efficace et rapide, un malaise cardiaque peut être fatal. Que peut faire un infirmier ou même un médecin lorsqu’il est présent, sans le matériel adéquat ni même une ambulance ? La solution se trouve souvent à dix kilomètres, voire plus.

Plusieurs décès sont survenus avant leur arrivée à l’hôpital alors que sur leur chemin se trouvent plusieurs dispensaires. Le personnel de ces unités, bien que formé pour faire face à toutes les situations, ne peut que constater « les dégâts », dans ces structures sans équipement. En attendant qu’une décision de les équiper en matériel et en personnel ne soit prise, il serait peut-être préférable de fermer certaines unités de soins, réduites à soigner de petits « bobos ». Leur personnel serait plus utile là où leur présence contribuerait à sa meilleure prise en charge des patients.

A. O. T.