Le marché délocalisé

Les commerçants installés depuis plus de deux ans dans les locaux de l’ex-Sempac ont été de nouveau invités à se réinstaller derrière le stade, sur la route menant vers le dépotoir.

Ils reviennent dont à leur emplacement initial. Tous avaient reçu une lettre du maire, leur enjoignant de quitter les lieux à partir du 7 janvier 2009. Selon son courrier, l’objectif de ce déplacement est de procéder à des aménagements des locaux qui devront durer trente jours.

Le retour se fera « au cas par cas » selon l’écrit municipal, et les commerçants devront s’acquitter d’un loyer. Les commerçants déplacés gagnent en fait au change, parce que l’emplacement actuel, à l’entrée sud de la ville, est plus fréquenté par les passants, car bien plus proche des stations de voyageurs.

Mais ce site ne peut être que provisoire, parce que dans le cadre de l’aménagement urbain, une bretelle d’évitement est justement prévue pour passer à cet endroit.

A Larbaâ Nath Irathen, le problème du marché quotidien de fruits et légumes continue de se poser, chaque équipe aux commandes de la municipalité semblant, en la matière, parer au plus pressé. Mais jusqu’à aujourd’hui, une solution définitive, avec un vrai marché organisé et obéissant aux normes de salubrité publique, ne s’est pas encore profilée à l’horizon.

Tous les commerçants déplacés attendent, avec un brin de scepticisme, les aménagements promis et spéculent sur les conditions de leur future réintégration qu’ils espèrent la plus proche possible.

Les habitants, eux, espèrent un vrai marché municipal répondant aux normes admises en la matière.

M. Amarouche