Un état de délaissement total qui est pris à témoin par tous ceux qui s’y sont rendus pendant ces vacances hivernales pour ramasser leurs olives, et qui n’ont pas manqué d’ailleurs de montrer leur désagrément face à la situation critique dans laquelle vit le village. A commencer d’abord par l’état critique de la route principale érigée pourtant en route de wilaya. Très dégradée et surtout pleine de trous, cette route ne correspond aucunement au statut qui lui a été attribué. Les retards dans l’enlèvement des ordures et des poubelles par les services d’hygiène de la commune laissant traîner des ordures et déchets à quelques vingtaines de mètres hors des poubelles car elles ne peuvent pas contenir toutes ces immondices du fait qu’elles ne sont pas enlevées depuis longtemps, Offrant un spectacle désolant qui nuit à l’environnement et à l’aspect esthétique du village à la fois. Aussi des projets réalisés à coup de milliards sont livrés à l’abandon ; tels les logements du séisme de 2000, les antennes de poste et de la mairie. Toutefois, l’objectif est non pas de faire l’inventaire des problèmes dont souffre ce village parce qu’ils sont nombreux, mais d’attirer l’attention sur un problème qui est d’actualité étant en période de l’olivaison, il s’agit de l’absence de pistes agricoles qui compliquent davantage et entravent la récolte de l’olive. A l’exception de quelques pistes, qui sont le fruit d’initiatives privées et d’un projet avorté d’une route communale. Une route sensée relier le village de Tachouaft au chef-lieu de la commune et de celle passant par le village de Tansaout en cas de débordement des eaux du barrage de Tichi Haf. Mais le choix s’est porté sur l’élévation et l’éloignement de cette dernière sur le niveau des eaux dudit barrage. Des pistes insignifiantes comparées à la superficie du village et son relief géographique difficile. En outre, Tachouaft est l’un des plus importants villages de la région en production oléicole.
M. A. Ait Meziane
