Devant le massacre qui se poursuit à la bande de Ghaza, qui n’épargne ni enfants, ni femmes, ni vieillards, les trois syndicats de la santé publique, à savoir, le Syndicat national des psychologues (Snapsy), le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp), et celui des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp), ont décidé d’une manière «unilatérale» de geler la grève qui devait être effective à partir du 17 janvier prochain.
Quant au syndicat national des professeurs et docents et celui des maîtres-assistants, ces derniers ont affirmé qu’il fait passer par l’assemblée générale pour décider l’arrêt ou de la reconduise de leur mouvement.
Dans une conférence de presse tenue hier au Siège de l’Enpef, le Dr Lies Mérabet, secrétaire général du Snpsp a annoncé à cet effet, des mesures d’accompagnement conçues dans le cadre humanitaire pour soutenir le peuple palestinien. Il s’agit notamment d’organiser une journée de solidarité, le 19 janvier prochain au niveau du CHU Mustapha Pacha, à partir de 11h. Des rassemblements seront aussi observés aux différents Chu au niveau de chef-lieux des wilayas. Ils interpellent en outre, les pouvoirs publics à renforcer les équipements médicaux.
Tout en condamnant les massacres que subissent les Palestiniens, les praticiens appellent la communauté internationale pour mettre fin à ce génocide.
Les praticiens ont réitéré leur engagement solennel pour participer à toutes les missions humanitaires. «Nous sommes prêts pour apporter notre aide au peuple palestinien qui subit le génocide», lance le Dr Lies Mérabet, avant d’ajouter ceci : «Nous sommes également partant pour recevoir les blessés palestiniens dans notre pays».
Dans le même cadre, les praticiens ont également décidé de faire un don d’une journée de salaire, à titre symbolique, affirment-ils.
Pour sa part, le Dr Youcefi, président du Snpssp a déploré le fait que «des pays européens reçoivent des blessés palestiniens alors que notre pays n’en fait pas autant». La décision de geler la grève ne veut nullement dire qu’il y a une quelconque avancée en face ou un écho auprès de la tutelle. Dans ce sens, le secrétaire général du Snpsp a indique que «des conseils nationaux sont prévus pour observer une grève ouverte, si la situation reste statique». Il a ainsi insisté sur le fait que les praticiens peuvent reprendre leur mouvement avant même la tenue des conseils nationaux prévu vers la fin de ce mois.
Dans le même sillage, les praticiens ont réitéré leur attachement à leur plate-forme de revendication, qui s’articule autour du : “Respect et la reconnaissance des syndicats autonomes par le gouvernement comme partenaires sociaux à part entière, la révision de la grille des salaires et du point indiciaire en rapport avec l’inflation galopante et un statut digne pour les professionnels de la santé».
Lemya Ouchenir
