Le problème de la paie du personnel de l’éducation, revient sur le tapis, à raison de deux à trois fois par an. Ce qui accroit, encore plus, leur colère.
Cette fois, après avoir attendu le versement de la prime, opéré finalement le treize du mois en cours, la paie qui devait être virée entre le dix et le douze, semble être reléguée au second plan.
Les concernés, qui ont été payés juste avant l’Aïd, le 3 décembre exactement, se retrouvent, pour la plupart, sans le sous. Ils doivent donc se contenter des 16 000 DA, de la prime de rendement, pour tenir jusqu’au prochain virement dont la date est indéterminée.
Au bureau de poste, ceux qui sont venus racler leur compte ne sont pas avares en commentaires et déversent, à l’occasion, leur fiel sur “les syndicats qui ne servent qu’à ramasser les cotisations.” “Tous les mêmes”, faisant allusion aux responsables qui, tous les six mois, promettent une régularisation définitive de tous les cas.
Les promesses et les discours d’apaisement, tenus à chaque fois qu’une menace de grève est brandie, ne sont suivis d’aucun effet. Des enseignants, toutes catégories confondues, (vacataires compris), attendent des rappels ou le paiement d’heures supplémentaires depuis 2001. Le record national est battu. Il ne reste plus qu’à l’inscrire sur les livres des records. Las de se plaindre et d’attendre, certains maîtres semblent résignés. “Toutes les cartes ont été jouées, sans résultat. Nous sommes réduits à quémander notre dû, comme des mendiants. Que ceux qui ne ratent pas l’occasion de nous jeter la pierre, fassent, d’abord, leur travail pour donner le bon exemple”, souligne un professeur de CEM.
A. O. T.
