Théâtre, la veille du week-end dernier, de deux attaques terroristes, l’une à l’explosif et l’autre à l’arme automatique, la contrée de Beni Amrane a enregistré un blessé dans les rangs des forces locales de sécurité. Ce mercredi aux environs de 19 h, une bombe artisanale a explosé au passage d’une troupe motorisée de la Gendarmerie nationale, sur l’axe Beni Amrane-Ammal, 20 km au sud-est de Boumerdès. Actionnée à distance, la charge d’explosifs a blessé un gendarme, alors que l’un des véhicules de ladite brigade a été fortement endommagé. Presqu’en même temps, le commissariat de police d’Ath Amrane a été la cible de tirs nourris provenant du piémont voisin de Sidi M’ghid. Le rafales d’armes automatiques, qui ont duré, quelques minutes ce soir-là, n’ont heureusement fait aucune victime dans les rangs de la sûreté urbaine locale. Des renforts militaires ont, juste après, fait mouvement vers les hauteurs de cette ville pour en ratisser le moindre recoin, a-t-on signalé. Selon toute apparence, les terroristes ont tenté, ce soir-là, de faire diversion au moment où leurs (nombreux) acolytes sont soumis à une forte pression de l’ANP dans les maquis avoisinants de Djerrah. Une forte pression sous forme de quadrillage et pilonnage intensif des coins suspects de ladite zone. Le bilan de cette offensive militaire, déclenchée lundi dernier, fait état de l’élimination d’un terroriste (non encore identifié) en plus de la destruction de deux casmates de l’ex-CSPC et du désamorçage d’une dizaine de bombes artisanales. Les forces de l’ANP y ont cependant, déploré trois blessés lors du deuxième jour de l’opération.
Salim Haddou
