A titre d’exemple, le céleri ou encore les choux-fleurs tournent toujours autour de cinquante dinars le kilogramme pour le premier et soixante dinars pour le second. Alors que le prix de la pomme de terre ne fait que flamber. Si au début du mois de décembre, la pomme de terre de la vallée de Draâ El Mizan a été cédée entre vingt et vingt-cinq dinars, aujourd’hui sur certains étals, elle est fixée à quarante cinq dinars. Les clients n’arrivent plus à gérer leur bourse. “C’est pour la première fois que des légumes de saison subissent une telle flambée”, dit cet habitué de ce marché qui évoque d’autres prix. “Pouvez-vous imaginer un kilo de poivrons à cent vingt dinars ou encore un kilo de courgettes au même prix ? Et un kilo de salade à soixante dinars ?”, s’interroge-t-il. Tandis que les fruits ne sont plus abordables. Dans une virée dans le marché de la ville, il nous a été donné de relever par exemple que la mandarine de moindre qualité est vendue entre soixante et soixante-dix dinars. “Il n’y a pas d’oranges de bonne qualité.
Même celles de calibre moyen sont affichées à soixante dinars. On n’a plus de choix”, ajoute un autre client. Du côté des marchands, cette flambée est due au manque des produits dans les marchés de gros. “On ne peut pas travailler. Parfois, on paie le transport et on ne rapporte rien. Vraiment, c’est une mauvaise saison”, nous a répondu un marchand sans nous donner d’amples explications. Ces derniers temps, il n’y a que le prix du poulet qui a subi une baisse sensible par rapport à la fin de l’année dernière. Depuis le début du mois, il est cédé entre cent soixante dinars et cent quatre-vingt dinars le kilogramme. Jeudi, jour de marché hebdomadaire, certains éleveurs le vendent jusqu’à cent cinquante dinars. Mais, il faut dire que ce produit relève toujours du luxe car la majorité des pères de famille donnent de l’importance aux produits de première nécessité. “On ne fait pas vivre une famille avec du poulet. Aujourd’hui, il faut se contenter de légumes secs. Mais, ces deniers nous reviennent encore plus chers”, dit ce père de famille. A ce rythme, rien ne présage d’un avenir meilleur.
Amar Ouramdane
