Les chantiers foisonnent le long des routes et les tas de gravats et autres matériaux, entassés sur les accotements, réduisent considérablement la largeur de la chaussée. Il n’est pas rare que des automobilistes de passage, tombent dans ces pièges que rien ne signale.
Lorsqu’il s’agit de particuliers, inconscients du danger qu’ils créent, on peut invoquer l’ignorance ou le manque de moyens. Cependant, lorsque le chantier appartient à une société étatique ou à une entreprise d’importance, on ne peut lui trouver aucune circonstance atténuante.
Personne n’étant censé ignorer la loi, les éventuels dégâts causés devraient être payés par le concerné irrespectueux de son prochain.
Des travaux réalisés dans la précipitation ont laissé, ces derniers temps, de nombreux obstacles aussi dangereux les uns que les autres. Des monticules de terre, des trous béants et même du matériel, gênant considérablement la circulation, mettent en danger piétons et automobilistes.
Les cônes ou plaques de chantier, lorsqu’ils existent, sont posés au niveau de l’obstacle alors qu’ils devraient le signaler une centaine de mètres avant. Non visibles de loin, certains obstacles contraignent les automobilistes qui ne les aperçoivent qu’en s’en approchant, à effectuer des manœuvres dangereuses.
Lorsque l’on circule de jour et que l’on connaît la région, le mal est moindre. Le danger ne plane plus sur les étrangers de passage qui se font surprendre au moment où ils s’y attendent le moins.
Le jour où on arrivera à faire payer aux inconscients les dégâts qu’ils auront causés, les comportements changeront, c’est sûr. Pour le moment continuons à maugréer et à jurer, chaque fois que l’on est scandalisé par des actes d’incivisme.
Notons qu’en ville, les employés municipaux s’activent ces derniers jours, à remblayer les trous les plus importants.
A. O. T.
