Les habitants du village de montagne “Tirourda”, dans la commune d’Iferhounene, nous rapportent qu’un danger menace les personnes et les véhicules qui empruntent le tronçon de la RN71, dans sa partie montagneuse, en direction de la wilaya de Béjaïa.
A partir de l’endroit appelé “la carrière blanche”, des chutes de pierres fréquentes, en plus d’obstruer la route, risquent de porter atteinte à l’intégrité physique des personnes. Si le phénomène n’est pas nouveau et même courant en pleine montagne, il devient de plus en plus dangereux, à certains endroits. Ces derniers jours, les passants se disent préoccupés sur ce qu’ils ont observé, entre les deux tunnels. En effet, “suite aux intempéries qui se sont abattues sur la région, un rocher de grandes dimensions s’est déplace faisant planer un danger sur les passants, en cas de chute.
Son poids endommagerait irrémédiablement la chaussée”, nous rapportent des témoins oculaires. Parallèlement à cette route, à quelque cent mètres en contrebas, se trouve le chemin de wilaya (CW 253) menacé aussi, par un éventuel éboulement. Passage obligé vers la commune d’Illiten, le CW 253 permet aux automobilistes de rejoindre Béjaïa, lors de l’obstruction du col de Tirourda par la neige. Il est à craindre que les vibrations des véhicules ne précipitent la chute du rocher.
Ce qui isolerait entièrement la région; habitués à la vie de montagne, les habitants de Tirourda, inquiets pour leurs enfants qui y transitent, avec le bus scolaire, deux fois par jour, suggèrent l’emploi de la dynamite pour écarter entièrement le danger.
Par ailleurs, cette route, ouverte dans la roche vers 1928, n’a jamais fait l’objet d’élargissement, malgré son importance stratégique et le flux de la circulation qui s’y opère.
Elle a tout de même été recouverte de bitume à plusieurs reprises. Cependant, les automobilistes qui se dirigent vers les wilayas limitrophes, ne peuvent plus se suffire d’un tapis bitumineux. L’élargissement de la chaussée et, surtout, sa sécurisation, sont plus que jamais nécessaires.
A. O. T.
