Le nucleus, une approche qui accroche

Et pour cause, la nouvelle formule à savoir l’approche nucléus visant la promotion du secteur qui a été introduite il y a une année de cela par le Ministère de tutelle est en passe d’apporter ses fruits tant dans les grandes agglomérations qu’à travers les villages et les petites localités.

La méthode en question est soutenue par une coopération technique allemande (GTZ) et s’inscrit dans un programme mixte tendant vers un développement économique durable (Deved).

Aussi, à plus d’un titre, la nouvelle approche semble intéresser les artisans relevant de nombreux domaines d’activité à savoir la maçonnerie, la menuiserie, l’informatique, la mécanique, la bijouterie, la tapisserie et plusieurs autres créneaux très prisés dans la région.

Effectivement, l’adhésion à la nouvelle organisation des métiers artisanaux a été faite avec une large facilité car le premier nucléus à Bouira remonte déjà à plus d’une année quand un groupe de réparateurs automobiles s’est formé dans la daïra de M’Chedellah à l’est de la wilaya.

Les artisans en question avaient subi dans un premier temps des formations techniques sous l’égide de la Chambre de l’artisanat et des métiers mais dispensées par des spécialistes allemands lesquels avaient jugé indispensable de se pencher sur des disciplines touchant au marché mondial telles le marketing et le management.

Dans le but d’apporter un plus à leurs expériences personnelles, les membres du nucléus se donnent des rendez-vous mensuels et lors de ses rencontres, les participants auront l’occasion de faire le point, d’échanger des idées et de discuter sur les entraves qui jalonnent leur parcours.

Depuis l’introduction de la nouvelle approche, près d’une vingtaine de nucléus englobant quelque deux cents petites et moyennes entreprises ont pu voir le jour à travers les communes de la wilaya de Bouira.

Les créneaux sont variés et concernent la pâtisserie, la coiffure, l’informatique, la maçonnerie, la tapisserie et plusieurs autres. Sur un autre plan, il y a lieu de souligner que le nombre des postes de travail crées par les quelque 6000 PEM qui existent à travers les 45 communes de la wilaya de Bouira tourne autour de cent mille postes (100000). Toutefois, si les créneaux intéressants les artisans ne cessent de se multiplier en se diversifiant au fil du temps et des encouragements prodigués par les responsables à tous les niveaux, il n’en demeure pas moins que certaines insuffisances restent difficiles à combler.

A ce propos, on notera à titre d’exemple le manque et la rareté de la matière première pour certains créneaux et sa cherté pour d’autres. Parfois, cela se révèle un véritable handicap pour les artisans actifs qui veulent aller de l’avant dans la réalisation de leur projet avec des résultats conséquents.

D’autant plus que la cherté de la matière première et les charges qui incombent à sa transformation font inévitablement monter le coût du produit fini et cela pèsera indéniablement sur la compétitivité par rapport aux produits importés des pays voisins et qui sont vendus à moindre prix.

En ce sens, en Algérie les artisans dénoncent le fait qu’ils soient imposables contrairement à ce qui se fait dans de nombreux pays du monde et à commencer par nos voisins Tunisiens et Marocains.

S. Soumia