Celle-ci dessert tout le village Aït Aissa Ouziane au grand bonheur des citoyens. Mais malheureusement les douze égouts ont été endommagés par le bulldozer au lors des travaux. Le hic, c’est qu’ils demeurent à ce jour dans un piteux état et se répandent en pleine nature, formant des mares gênant complètement les travaux des champs situés à proximité des lieux. Pour rappel, le réseau d’assainissement du village Aït Aissa Ouziane a été réalisé dans les années 70 pour une population de moindre densité, c’est pour cela que les bouches d’égouts se trouvent à quelques mètres des maisons. Trente ans plus tard, la densité des habitations a triplé, sinon beaucoup plus. Pendant la période de la cueillette des olives des champs, les eaux usées se déversent dans la nature et dégagent une odeur nauséabonde pouvant générer des maladies graves à la population. Dans le village, l’atmosphère est empestée par ces odeurs fétides qui se dégagent à longueur d’année.
En somme, l’extension des réseaux avec des buses supplémentaires et la construction des caves de filtration sont indispensables. « Le réseau d’assainissement du village représente un problème malaisé pour les citoyens. Il a été réalisé pour un nombre d’habitants bien déterminé. Aujourd’hui, le temps a changé et a évolué, et l’on se retrouve avec le même réseau pour une population de trois mille habitants. Les odeurs pénètrent même à l’intérieur de nos maisons. On ne peut pas nous promener au village à cause de cette odeur nauséabondante. A cela, s’ajoutent les moustiques qui envahissent nos maisons. Cependant, le Comité de village a sollicité les services concernés afin de résoudre ce problème épineux mais, à ce jour, aucune solution ne pointe à l’horizon », dira un citoyen du village. En attendant de trouver une solution idoine, les villageois prennent leur mal en patience.
Amar Ikkour
