A la lumière des multiples changements enregistrés par son environnement: ouverture du marché des assurances à la concurrence, émergence d’un nouveau paysage économique, en vue d’assurer sa mission et de répondre aux besoins exprimés par ses nombreux partenaires, la caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) se redéploie à travers ses caisses régionales au nombre de 62 et ses bureaux locaux (340). Suite à la nomination récente d’un nouveau DG, un nouveau programme d’action est mis en œuvre pour répondre aux doléances des agriculteurs et assurer la gestion des fonds d’aide destinés au soutien de la production agricole que les pouvoirs publics lui ont confiés. Dans un document de ladite caisse parvenu à notre rédaction, une esquisse du nouveau programme réparti en chapitres a été établi. Entre autres chapitres : gestion des risques, perspectives de modernisation des assurances agricoles, réassurance, formation et perfectionnement de ses cadres. Les deux volets, prévention et sensibilisation, ont une place prépondérante dans la mise en œuvre du programme tracé; ils sont les leviers à même de rétablir la passerelle d’échange entre la caisse et ses adhérents. Ceci, en recensant les zones les plus exposées aux risques climatiques et d’en prévenir ses clients et les exhorter à souscrire à l’assurance, notamment à travers la dynamisation de l’assurance groupe et l’établissement d’une coordination entre les structures professionnelles. Entre autres actions figurant au nouveau programme, l’intégration de certains créneaux stratégiques de l’agriculture, la céréaliculture, l’élevage, la pêche,…par des mécanismes d’assurance spécifiques, étant des créneaux favorisant l’auto-suffisance et la sécurité alimentaire du pays.
Par ailleurs, la CNMA a entrepris une véritable modernisation de l’assurance agricole en vue de s’adapter et de se rapprocher des agriculteurs par la mise en place de nouvelles mesures et d’ » instruments » pour traiter l’endettement des agriculteurs et de mesures de prévention contre les risques naturels. La réforme et la modernisation générale de l’assurance agricole, lit-on dans le document, vise à « l’amélioration et au rapprochement des services d’assurance de l’agriculture, à la vulgarisation des dispositions du contrat d’assurance, à la définition des délais des expertises, à la détermination du dédommagement et à l’intégralité du coût de l’assurance dans le schéma de financement du projet agricole, outre l’encouragement des agriculteurs à adhérer au régime d’assurance collective. »
Il y a lieu de noter qu’outre la participation de la CNMA aux différents séminaires et rencontres scientifiques, le rôle qu’elle compte jouer en faveur d’une économie moderne et stable est mis en avant. Ceci, d’une manière directe, en sécurisant les investisseurs et en faisant de l’assurance un mobilisateur de l’épargne, d’une manière indirecte.
Ahmed Kessi
