Après avoir observé une trêve dans leur protestation en cours depuis le mois de juin, le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP) hausse le ton en observant une grève de cinq jours, prévue du 28 février au 4 mars. « Le préavis de grève sera déposé durant la semaine en cours », dira le secrétaire national chargé des relations et de la communication au sein du SNVFAP, Dr Hamza Samir. Ce dernier nous a, par la suite, indiqué que « toutes les activités de contrôle au niveau des postes frontières, des ports et des aéroports seront totalement bloquées, hormis le service minimum ». Cette action, selon le SNVAFP, intervient afin de rejeter tous les amendements, non réglementaires, décidés par la DGFP, il demande aux pouvoirs publics en outre de rétablir l’indemnité vétérinaire. Dans un communiqué rendu public hier, le SNVAFP affirme qu’après le changement du gouvernement et la nomination du Dr Benaissa à la tête du département de l’Agriculture et du Développement rural, il constate avec amertume l’absence de toute avancée dans le traitement des différents problèmes. Les problèmes soulevés par le SNVAFP concernent notamment l’adoption du statut particulier et la restitution de l’indemnité vétérinaire qui a fait l’objet d’une suppression à compter du mois de janvier 2008. Evoquant le statut particulier, dont la préparation a nécessité des efforts considérables, le SNVAFP affirme que ce dernier « se trouve aujourd’hui malmené et soumis à de multiples amendements au gré et selon le bon vouloir de la Fonction publique ». C’est à ce sujet, que le SNVAFP « se demande pourquoi la DGFP refuse la participation des représentants légaux des fonctionnaires dans les discussions sur le statut en question ». Les vétérinaires estiment à ce propos, que « la DGFP ne peut pas avoir toutes les compétences pour juger et classer tous les corps de la Fonction publique et doit prendre en considération les propositions émanant du secteur qualifié dans le domaine ». Concernant l’indemnité vétérinaire, le SNVAFP a précisé que cette dernière a été augmentée à 35% en 2007, pour être supprimée au mois de janvier 2008. « On nous donne de la main droite ce que l’on nous retire avec la main gauche », a-t-il enchaîné. Par ailleurs, le communiqué a déploré le fait que toutes leurs revendications pour la réintroduction de cette indemnité se sont heurtées à la même réponse à savoir qu’il faut attendre la finalisation des statuts particuliers de tous les secteurs, alors qu’en parallèle, affirme le SNVAFP, « les pouvoirs publics viennent de donner leur accord pour l’octroi d’une indemnité pour les hospitalo-universitaires ». A cet effet, le SNVAFP appelle le président de la République, auquel il témoigne tout son soutien d’intercéder dans ce dossier et de rappeler à l’ordre la DGFP. « Le Premier ministre est également sollicité pour mettre un terme à ce blocage », a conclu le communiqué.
Quant au ministre de tutelle, il dira à ce sujet qu’il n’était pas au courant de cette action et qu’il compte prendre les mesures nécessaires face à cette décision.
L. O.
