Priorité à l’assainissement

Parmi les nombreuses propositions faites au comité technique de daïra, les réalisations de réseaux d’assainissement se tailleront « la part du lion ». La liste des préoccupations de l’heure, élaborée en collaboration avec les comités de villages n’a pas eu l’écoute attendue. Les trente-huit opérations proposées à concurrence de deux projets par village se sont rétrécies comme peau de chagrin.

Certains villages n’ont pas eu droit de cité et des dix milliards de centimes escomptés, l’APC n’en recevra finalement que moins de deux et demi. Ce qui, à coup sûr, ne manquera pas de faire des mécontents parmi les oubliés. Cinq villages sur un total dépassant la vingtaine, que compte la commune, semblent avoir tiré le gros lot en s’adjugeant plus de deux tiers du budget, soit la coquette somme de plus d’un milliard et demi de centimes.

Lorsqu’on sait que l’enveloppe allouée aux PCD se monte à deux milliards, trois cents millions de centimes seulement, nul besoin d’être grand clerc pour trouver ce qui reste aux autres. Il faut alors parer au plus pressé. Comment situer l’urgence lorsque les risques de MTH sont aux portes des villages dont les réseaux d’assainissement éclatent à tout bout de champ ? Les citoyens ne cessent de réclamer un réseau routier convenable, des chemins aménagés vers les écoles, de l’éclairage public et tout ce qui contribuera à leur bien-être. La crise semble avoir atteint les communes qui doivent se serrer la ceinture. Les priorités étant ailleurs, peu de choses sont prévues pour les loisirs et activités de jeunes. Les désœuvrés peuvent continuer à s’abreuver de café jusqu’à satiété, faute de mieux. Les sportifs quant à eux attendent toujours qu’un esprit sportif vienne les délivrer des terrains vagues et des virages dangereux où ils continuent à s’adonner à la pratique de leur sport favori.

A. O. T.