Le mouvement associatif en panne de perspectives

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L’engouement que suscitaient jadis, les associations culturelles est en phase de devenir un souvenir lointain, qui n’a aucune relation avec le vécu de nos jours. “Il m’est très difficile, de croire qu’on est arrivé à ce stade de désintéressement, et d’indifférence pour le mouvement associatif. Pourtant, notre association a été parmi les plus illustres de la commune. Elle a porté haut les aspirations de toute une génération, la volonté ne manquait pas et notre soif était encore plus grande. C’est comme une bouffée d’air. La promotion ainsi que la sauvegarde de notre héritage culturel ne pouvait se faire à cette époque que par et à travers les associations culturelles…” nous déclarait, la mort dans l’âme, cet ancien membre fondateur de l’Association Tanekra du village Mliha. Pourtant, cette association a connu ses moments de gloire en cette période des années 90. Aujourd’hui, abandonnée par les siens, elle agonise et se meurt à petit feu, dans l’indifférence générale.

Hormis quelques associations, à l’instar de l’association de Felden, qui active encore grâce à la volonté et au sacrifice de bénévoles convaincus de la nécessité de ce qu’elles représentent pour l’épanouissement de notre culture, et son rôle prépondérant au sein de la société. Le mouvement associatif est un tissu très fragile dans la commune, pourtant vital pour le quotidien des citoyens, grâce auquel ils peuvent s’organiser et proposer des solutions viables à leurs problèmes.

Un exemple parmi tant d’autres, qui reflète ce double renoncement des citoyens et de l’Etat pour la chose culturelle. Il était pourtant le cheval de bataille de nos aînés, dans leur quête identitaire et culturelle, mais aussi dans l’éducation et la diffusion du savoir. Hélas, un domaine investi par d’autres opportunistes, et arrivistes de tout acabit pour servir d’autres fins et projets, et qui ne rapporte aucun profit pour les citoyens, mais l’avilissent et le condamnent à vivre toujours sous le règne de la médiocrité et de l’ignorance.

Arezki Tekkous

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