Une insuffisante rénale dans le désarroi

Tourmentée par sa maladie, une insuffisante rénale ne sait plus à quel saint se vouer, étant donné que toutes les portes pour bénéficier d’une prise en charge et d’un éventuel transfert à l’étranger lui sont, jusque-là, fermées. En somme, c’est un véritable désarroi auquel elle est confrontée, puisqu’elle bute continuellement sur des obstacles d’ordre administratif notamment. En effet, cette jeune fille dont l’état de santé nécessite une double greffe, souffre d’épathoreinale (oxaloze). Elle a, selon sa sœur, contracté une infection juste après son intervention chirurgicael. « Après l’opération, quelques jours plus tard, elle commença à ressentir des gonflements atroces. Donc, c’est à partir de là qu’on a décidé de l’hospitaliser. Mais, hélas, le service des urgences avait refusé son admission pour une l’hôpitalisation en août 2003. Il a fallu donc, chercher le chirurgien qui l’a opérée pour qu’elle soit enfin admise aux services de néphrologie et déclarée, dès lors, insuffisante rénale », dira-t-elle avant d’ajouter : « Les médecins nous ont suggéré une prise en charge à l’étranger puisque la maladie ne peut, selon eux, pas être soignée en Algérie ». Cependant, les démarches sont vraiment intenables. « On nous a exigé la signature d’un éminent professeur en médecine avant de passer à l’approbation du dossier par la commission médicale nationale. C’est à ce niveau-là que tout a été bloqué. D’ailleurs, à chaque fois on nous demande des documents, des analyses qu’on ne peut pas faire en Algérie », a-t-elle souligné encore.

A. Hafid