Les citoyens de la cité Abane-Ramdane, sise au chef-lieu de la daïra de Ouadhias contestent la manière d’agir de leur chef de daïra, concernant le réaménagement de leurs logements précaires, et interpellent le secrétaire général de la wilaya et le DLEP afin qu’ils mettent un terme à ce qu’ils qualifient de « favoritisme ». « Alors que nous nous attendions à un réaménagement global de tous les sites, comme convenu au préalable, le chef de daïra a fait bénéficier une seule personne », a déclaré un représentant du comité de la cité. Au début, cette même personne qui se présente comme un cas social a eu l’aide du comité, qui l’a autorisée a occuper provisoirement un endroit à proximité d’une source d’eau. « Ce que nous n’arrivons pas à comprendre » enchaîne le représentant du comité, « c’est comment cette personne s’est permise de démolir la bâtisse qui ne lui appartient pas et la rebâtir de nouveau, avec l’aide de l’administration sans aucun papier prouvant que c’est la propriétaire des lieux ». Les 85 logements de cette cité fondée en 1964, à l’issue d’un volontariat organisé par une société russe et le comité de village, n’ont pas bénéficié à ce jour, de travaux de confortement. Le 30 novembre 2004, au terme d’une réunion tenue au siège de la daïra, le chef de la daïra a recommandé, en présence du comité de village, de recenser les habitations et de reloger les habitants de la cité en question, soit dans le cadre de LSP, ou dans le cadre du programme résorption d’habitats précaires (RHP). « Neuf mois plus tard, rien de concret », souligne notre interlocuteur, avant de s’interroger sur les critères sur lesquels s’est basée l’administration dans la sélection des cas sociaux et des bénéficiaires de réaménageant. Le comité compte également réagir avec d’autres méthodes que celles adoptées jusqu’à présent, a indiqué son représentant.
M. Aït Frawsen
