Le chômage, la cherté de la vie y sont certainement pour quelque chose. Aussi, plus d’un salarié a ainsi opté pour cette autre activité, histoire de garantir une autre rente financière. Rares sont les Kabyles qui ne possèdent pas qui une vache, qui une brebis. Aussi, en cas de crise, l’animal peut constituer un moyen de s’en sortir en procédant à sa vente en attendant des jours meilleurs.
L’élevage des poussins est devenu une pratique en vogue dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Elle est surtout l’œuvre des jeunes chômeurs. Par ailleurs, force est de constater que les Kabyles ont renoué avec le travail de la terre à tel point qu’elles sont rares les parcelles de terrain qui ne sont pas labourées.
Il faut dire, en somme, que l’agriculture a de tout temps été une vocation à Tizi-Ouzou, cela même si à une certaine période, elle a enregistré un recul pour différentes raisons.
L’agriculture a fini donc par reprendre ses droits ces dernières années. Des gros investissements ont été consentis par les particuliers mais aussi par l’Etat qui a contribué avec notamment l’ouverture de plusieurs kilomètres de pistes agricoles. Mais toujours est-il que le retour à l’agriculture est dicté par la conjoncture sociale et économique de la région.
Evidemment, cet engouement a été accompagné par certaine mesures étatiques faites pour encourager les fellahs, d’une part, et leur faciliter la tâche d’autre part.
La création d’une antenne de la Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA) à Tizi-Ouzou est l’un des créneaux adaptés à cet effet. Cette caisse est conçue, en effet, afin d’accompagner les agriculteurs dans leurs missions et ce en leur remboursant les frais effectués dans leurs différents investissements. Pour ce faire, il faudra que le sujet de l’investissement soit déclaré à cette assurance qui est donc la Caisse régionale de la mutualité agricole (CRMA). Inutile de dire que les risques dans le domaine sont énormes (incendies, mortalité du bétail, volaille… )
C’est pour épargner aux investisseurs, grands et petits, des pertes qui peuvent s’avérer énormes que la CRMA a été installée.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître et malgré la garantie de la Caisse pour rembourser toute perte, il n’y a pas d’affluence devant les guichets. « Le nombre des assurés au niveau de notre caisse est minime, » avoue d’ailleurs le directeur de cette dernière, Abdenour Medini.
En fait, cela est loin d’être propre à la CRMA. « Il y a un faible engouement pour l’assurance en agriculture », a fait relever le même directeur.
Pourtant, selon lui, cette assurance reste un paramètre non négligeable dans tout investissement agricole. « Le but de la caisse est justement de valoriser la culture d’assurance dans l’agriculture au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou », dira M. Meziani.
M. O. B.
