Le mouvement associatif absent

Il n’avait, en fin de compte, pas tout à fait tort lorsqu’on se rend compte que la jeunesse, structurée dans des associations culturelles, est absente du terrain. Bien qu’en nombre restreint, les Associations culturelles existent à Aïn El Hammam. Jusqu’à maintenant, aucune d’elles, ne s’est distinguée par des activités, pouvant sortir Michelet de sa torpeur.

La plupart des citoyens de tous âges, à qui nous nous sommes adressés, ignorent même jusqu’à leur existence. Personne ne peut en citer plus d’une ou en situer le siège ; du moins pour celles qui en possèdent.

La commémoration de l’anniversaire de la mort du poète Si Mohand Oumhend est la preuve flagrante de ce manque d’activité, tant les « locales » ont brillé par leur absence. Si l’événement a été fête, à Aïn El hammam, tant bien que mal, c’est grâce à de jeunes étudiants, venus de Kouba et à l’association « Ifri n’Ath Lahcen », de Illoula.

Faut-il que des jeunes viennent de si loin pour nous rappeler le jour de la mort de Si Mohand ? Loin de nous, l’idée de faire du poète « la chasse gardée » de Michelet, même s’il y est enterré. Au contraire l’homme appartient à l’universalité. Notre propos se veut plutôt, un rappel de cette absence criarde des associations de la région, du paysage culturel. Il est rare qu’une affiche vienne attirer l’attention des citoyens pour les informer de l’activité sportive ou culturelle organisé, à l’occasion d’un événement national, international ou autre. Parmi les entraves rencontrées sur le terrain, certains responsables citent les problèmes financiers qui ne permettraient pas à l’association de mener des activités importantes. Cette inertie se répercute inéluctablement sur l’importance de la composante. Parfois, le nombre d’adhérents se résume aux seul responsables.

A. O. T.