« je suis fier de mon village »

La Dépêche de Kabylie : Maître Ouaret, pourriez-vous communiquer aux lecteurs de notre journal l’intitulé et les thèmes de votre livre ?

Ouaret Sadek : Je l’ai intitulé L’enfant du village avec plusieurs thèmes tels que l’histoire du judo à El Kseur, les jeux traditionnels, de même que les arts martiaux traditionnels et les traditions ancestrales tels que : Tiwizi, L’ouzia, Thateyaft, le mariage et les fêtes d’El Aïd.

Vous avez parlé de Tiwizi, est-ce du même ouvrage que vous avez extrait votre film Tiwizi, et où en êtes-vous dans ce film ?

Oui, dans le même ouvrage alors que le film est sur la bonne voie, il sera sur les écrans du cinéma et de télévision, on a même opéré la projection de la première partie, à l’occasion des fêtes du 1er Novembre à Amizour et Yennayer à El Kseur.

Pourquoi l’avoir intitulé L’enfant du village, et pourquoi la photo exprime-t-elle une histoire ?

Je l’ai intitulé L’enfant du village car je suis fier de mon village natal, c’est pour cela d’ailleurs que je lui rends hommage en disant que j’ai mis ma jeunesse en hypothèque pour l’histoire de mon village. Pour la photo j’exprime la vérité, telle qu’elle est, la nature et la beauté de mon village m’offrent une grande fierté en gardant les même racines.

Avez-vous reçu une aide financière pour son édition ?

Eh bien, je n’ai reçu aucune aide, je l’ai réalisée à mon compte, après avoir fait plusieurs demandes aux responsables concernés et je n’ai même pas reçu de réponse, je ne sais pas pourquoi, et pourtant, je leur ai transmis toutes mes œuvres réalisées, peut-être parce que je ne suis qu’un enfant du village, un ex-berger des montagnes d’Ath Amrouyoub.

Avez-vous d’autres projets à part cet ouvrage et le film de Tiwizi ?

Bien sûr, heureusement, j’ai le tome II du même ouvrage qui démarre de 2004, j’ai un autre ouvrage de poésie qui est en correction et je viens de sortir deux albums du film L’histoire du berger, les albums sont en vente.

Y a-t-il d’autres personnes qui vous aident pour la réalisation de vos projets ?

Oui, heureusement d’ailleurs, et je rends hommage à travers votre journal à Abbasi Madjid, Ben Ouaret Tahar, Da El Hachemi Adjati et la très patiente Benkhelouf ainsi que mes enfants qui passent des nuits blances devant l’ordinateur pour la saisie.

Avez-vous fixé une date et un lieu pour dédicacer votre livre ?

Ça sera à partir du jeudi 12 février au sein de mon école Usamk, à partir de 10h.

On vous laisse le soin de conclure…

J’espère que mon ouvrage sera lu et bien compris, parce qu’il y a beaucoup de choses intéressantes, et j’espère qu’il donnera un plus à ma carrière, ainsi qu’à celle de mon entourage. Je remercie tout le personnel de votre journal qui me donne à chaque fois l’occasion de m’exprimer et je demande à toutes les personnes de bonne volonté et qui aiment la culture de m’aider parce que j’ai beaucoup de choses à faire revivre surtout concernant notre culture, et merci !

Entretien réalisé par Zahir Hamour