Projection de l’avant-première du film Le tour d’argent

C’est dans une salle archicomble que l’avant-première du film Le tour d’argent du réalisateur Hafidh Ait Braham a été projetée, dans l’après-midi de jeudi 12 février à la maison de jeunes d’Ighzer Amokrane.

Le court-métrage de vingt minutes, a été auréolé du prix spécial du jury à l’occasion de sa participation à la 9e édition du film amazigh, qui s’est tenue en janvier 2009 à Sidi Bel Abbès.

Le tour d’argent traite, comme le suggère son titre, de l’emprise que peut avoir l’arôme suave des billets de banque sur la vie des individus. Il décline sur le mode désopilant une enfilade de prédations, où tous les coups fourrés sont permis. L’objet de cette frénésie qui dérape et bouscule tout sur son passage te sont les gros sous qu’un homme de modeste condition a gagné au loto.

L’occasion faisant le larron, ne s’embarrasse d’aucun scrupule, en puisant dans le vaste registre des entourloupes pour satisfaire l’inaltérable besoin de s’emparer du butin. Mais on peut parfois, et à ses risques et périls, endurer l’acerbe sans pour autant savourer l’exquis. C’est alors la grosse désillusion, car par un (heureux) concours de circonstances, car il a pu reprendre possession de son bien… Le récit linéaire et volontairement dépouillé, participe du souci d’être terre à terre, qui a présidé au travail du réalisateur. Idir Aït Ahmed (acteur principal), Karim Zahar, Tarik Boukhalifa, Samira Challali, Rachid Maouche, Amar Chilla… ont su rendre toute la mystique et la profondeur psychologique au récit orignal, même mystique et la profondeur psychologique au récit originel, même si le scénariste Yazid Tabet Admat — ce qui est somme toute naturel — une certaine marge d’infidélité dans l’interprétation.

N. Maouche