Une caravane pour la réconciliation

Partager

C’est à l’initiative d’une association culturelle appelée «Idles-nnegh» (Notre culture) du village At-Saci, dans la commune d’Ighil Ali, avec l’aide du RND, qu’une caravane culturelle soutenant la réconciliation nationale, telle que prônée par le président de la République, sillonnera, selon les organisateurs, la Kabylie et l’Algérois et ce, à partir du 20 du mois courant.Outre les autres activités qui ne nous ont pas encore été révélées, cette caravane comporte une opérette intitulée «Ifeggagen-nnegh» écrite par un poète localement célèbre, Mokdad Saci en l’occurrence. Le montage de la pièce est l’œuvre de Said Chourar, un responsable local du RND, les comédiens qui auront à jouer les différents rôles de cette opérette sont au nombre de 17 dont 8 filles.La pièce, que nous avions eu l’occasion de voir pendant les répétitions aux ex-galerie d’Ighil Ali, traite des sujets de l’actualité politique, tels que le dialogue entre les Arch et le chef du gouvernement, la concorde civile, les droits de la femme, la revendication amazighe, la liberté d’expression, les victimes du Printemps noir, la fuite des cerveaux, le chômage, etc… L’auteur de cette opérette, dont il faut saluer l’éloquence et la beauté du verbe Kabyle, conçoit la solution à ces sujets dans le dialogue et la réconciliation nationale. Le chef du gouvernement et le président de la République sont d’ailleurs cités nommément dans les rôles de Ahmed (joué par M. Saci en personne) et Laziz. Au sujet de l’amnistie, M. Saci va jusqu’à citer un extrait d’une chanson de feu Matoub où il dit : «Le traître nous le garderons en mémoire et lui ferons subir ses actes, quant à celui qui s’est égaré, il aura notre pardon car nul n’est maître de ses désirs». L’auteur de l’opérette veut, d’après lui, à travers cette œuvre, «apporter de l’espoir à ceux qui n’en n’ont pas». Signalons, enfin, que Mokdad Saci a à son actif plus de 160 poèmes, la chaîne de télévision BRTV en a passé plusieurs, il a édité deux cassettes de poésie, dont l’une est un hommage à Matoub. Il a également accompagné avec ses poèmes contestataires le MCB, pendant les années 1990.

K. Kherbouche

Partager