Ressurgissant ce week-end, au chef-lieu communal d’Afir, la faction locale de l’ex-GSPC a successivement planifié trois attentats à l’explosif, blessant grièvement deux personnes.
Rien n’indiquait que la horde sanguinaire rodait, ce jeudi en fin d’après-midi dans ce village situé aux fins fonds de l’est de Boumerdès. Une forte déflagration secoua l’avenue principale de cette agglomération rurale, avant-hier aux environs de 17h30.
Alors qu’il se dirigeait vers le barrage fixe d’une brigade de gendarmes, un garde communal a été grièvement touché par le souffle de ladite bonbonne meurtrière.
Moins d’un quart d’heure plus tard, un autre attentat à l’explosif a ciblé la patrouille locale de la Gendarmerie nationale sans faire, heureusement de victimes, dans ses rangs.
Mais les éclats de l’engin explosif, apparemment actionné à distance, ont blessé un civil, a-t-on indiqué. Presque au même moment, a-t-on encore signalé, une troisième bombe a été désamorcée par les artificiers de l’ANP.
Ces explosion ont, et pour cause, ravivé les craintes des villageois. En moins de dix jours, deux véhicules suspects ont été découverts par les forces de sécurité, dans cette contrée. A juste titre, on appréhende là, surtout, une flambée de terrorisme. Dans la soirée de dimanche dernier trois militaires en civil ont été assassinés, lors d’un faux-barrage, non loin du village avoisinant d’Ouled Amer.
L’hydre islamiste tente, à la moindre occasion de faire étalage de ses capacités de nuisance.
Salim Haddou
