Les tarifs pratiqués à travers les différents souks de la ville sont pour ainsi dire exorbitants.
Le prix du poulet de chair s’est envolé pour atteindre les 280 DA le kilo, la viande bovine caracole aux alentours de 680 DA, le mouton est tout simplement hors de prix du haut de ses 600 DA.
Même les œufs ont atteint des pics jamais observés jusque-là. L’œuf est cédé à pas moins de
13 DA ! Le marchand aura beau vous expliquer que les œufs contiennent deux jaunes, l’argument ne tient pas la route devant le prix affiché.
Quant à la sardine, inutile de demander son prix. Aucun poisson n’est vendu en dessous de la barre des 200 DA le kilo. Devant cette mercuriale ayant atteint des proportions alarmantes, les Bouiris sont contraints de devenir végétariens.
Mais là encore, les tarifs des légumes inspirent aux consommateurs une diète qui ne dit pas son nom. Le chou-fleur à 100 DA, idem pour les artichauts, les petits-pois, les courgettes, les poivrons, les piments, la tomate ne rougit plus du haut de ses 70 DA, de même pour la salade.
On pourrait croire qu’à l’intérieur de la wilaya de Bouira, classée première dans la production de la pomme de terre à l’échelle nationale, le citoyen peut se rabattre sur ce produit abondant dans la région, mais hélas le tubercule est lui aussi inabordable en affichant 50 DA/kg.
Seuls les carottes et les navets, moyennant 40 DA/kg restent relativement accessibles aux moyennes bourses.
Des ingrédients qui, avec un peu d’eau, pourront faire bouillir la marmite. Quant aux fruits, il est impensable de pouvoir repartir du marché avec quelques specimens.
La preuve, l’orange est proposée à la vente pour 70 DA/kg. Les plus beaux agrumes eux sont cédés entre 100 et 120 DA.
Mais comment penser au dessert alors que le plat principal demeure si compliqué à concocter ?!
B. B.
