En cette matinée de février, le soleil a ouvert de larges brèches dans la grisaille hivernale. Des familles entières ont réinvesti les sentiers pédestres et les raidillons conduisant à leurs vergers.
« De nombreux propriétaires ont déjà engrangé leur récolte », nous apprend Mahmoud, un paysan de la région. Une information confirmée par les responsables de la subdivision de l’agriculture de Seddouk qui estiment le taux d’avancement de la cueillette d’olives à « près de 95% ». « C’est une bonne année, même si on ne va pas battre les records de production. Cela étant, la cueillette et la trituration se déroulent dans de bonnes conditions et le produit fini promet, par conséquent, d’être de bonne qualité », nous a expliqué Aït Idir, le subdivisionnaire. Le rendement de la présente olivaison tourne, selon notre interlocuteur, autour de 23 l/q avec, cependant, des pics de 26 l/q. « La productivité s’est quelque peu affaiblie par l’exubérance de la fructification et la forte pluviosité de ces derniers mois ce qui a fait que les baies sont gorgées d’eau », nous affirme-t-il.
Le rendement à l’hectare est, quant à lui, estimé à 14,20 quintaux en moyenne. La particularité du parc oléicole de la région de Seddouk est l’omniprésence de la variété « Azeradj » qui occupe près de 90% des vergers oléicoles. Une variété qui présente deux atouts majeurs : une forte concentration en oléagineux et une grosseur des baies. Cette dernière qualité la prédestine à la conservation en vue de sa consommation en l’état.
Il est à noter, enfin, que la région de Seddouk détient un parc oléicole de 10 774 ha, avec 10 447 en rapport. Cela représente plus de 20% du parc oléicole total de la wilaya de Bgayet, évalué à près de 50 000 ha.
N. Maouche
