Les pluies diluviennes font des ravages

Malgré son terrain accidenté, la région n’a pas pu échapper le lundi après-midi, à la colère de la nature qui a déversé des milliers de mètres cubes dans un laps de temps ne dépassant pas les 15 minutes.

En effet, juste après la chute des pluies le constat est alarmant ; des oliviers emportés par les crues, des maisons fissurées, la voirie est inexistante surtout au niveau du village d’Ath Abdellah Ouali. La route reliant la commune d’Ath Laqser à celle d’Ath Rached est endommagée et coupée momentanément sur plusieurs points notamment là où un pont menace à tout moment d’être emporté par les eaux qui se sont entassées dans le bassin du dernier qui semble obstrué par les gravats et d’autres objets emportés par les crues.

Les dégâts sont plus importants au niveau du village de Taghzoute qui se trouve à cinq kilomètres du chef-lieu de la commune d’Ath Rached, qui semble coupé du monde ; les crues ont transformé la dépression -carrossable – qui sert de passage (qui est en réalité le lit de l’oued qui traverse le village) en un ravin infranchissable selon le témoignage d’une personne présente sur les lieux, la piste qui est en même temps la berge dudit oued a été endommagée et est devenue impraticable.

Ainsi cette catastrophe naturelle a mis à nu l’état des infrastructures de la commune et démontre à quel point le citoyen est considéré dans un pays qui regorge de richesses et de compétences.

F. Semache