Depuis une semaine, une opération de ratissage d’envergure touchant la totalité du maquis du territoire de la daïra de M’chedallah a été déclenchée par les forces de sécurité, une opération supervisée par les hautes autorités militaires de la wilaya de Bouira. Cette opération a pour cible toutes les zones censées abriter et servir de refuge aux groupes de sanguinaires écumant la région et qui se manifestent par intermittence dont les dernières actions en quelques jours d’intervalles au niveau de la commune d’Ahnif durant le mois de ramadhan dernier. Si aucun bilan de cette opération n’a encore filtré, vu que le ratissage est toujours en cours, des sources crédibles font état de la destruction de plusieurs casemates. Il est à noter cependant, que certaines restrictions aux prérogatives des services de sécurité dans la lutte antiterroristes présentent une entrave majeure pour ces derniers pour mener efficacement leur mission telles les perquisitions des habitations même celles non habitées ou abandonnées par leurs propriétaires en raison justement de l’insécurité, ces habitations sont soit éparpillées en rase campagne et zones reculées soit dans certains villages à moitié désertés, car non sécurisés. C’est surtout au niveau de ces villages que les groupes terroristes trouvent « gîte et couvert » en toute sécurité grâce à certains habitants qui adhèrent soit par peur soit par conviction ou encore moyennant rémunérations pour « service rendu ». Il est grand temps de revoir ces procédures de perquisition des habitations et procéder à leur allégement pour permettre aux « hommes de terrain » de « déloger » facilement ces sanguinaires qui profitent en toute impunité des interdits fait aux militaires de procéder aux perquisitions des habitations sauf en cas de preuves irréfutables.
O. S.
