Les travailleurs en chômage et sans salaire

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L’ex-unité Bridj, unité de production de la brique, privatisée, il y a quelques années, connaît d’énormes problèmes financiers. Trois copropriétaires ont acquis cette unité. Néanmoins, cela n’a pas tardé à subir les conséquences d’une mauvaise gestion. Tout a commencé par le retard de paiement des travailleurs puis des impôts. La production a diminué, les rentrées d’argent également. L’unité continue dans son fonctionnement anarchique d’où une mauvaise gestion jusqu’au point où les employés n’ont pas perçu leur salaire du mois d’octobre dernier.

Les gérants leur ont promis qu’ils seront régularisés dans les jours à venir, or les ouvriers sont au chômage depuis près de deux mois et sans salaire depuis cinq mois. L’entreprise n’a pas réglé les factures de Sonelgaz, ce qui a engendré la coupure de l’électricité et du gaz.

Les travailleurs ont réagi et exposé leur cas à l’inspection du travail. Les ouvriers n’ont pas encore recouvré leurs droits. L’un d’eux nous dira : “Même les commerçants refusent de nous servir. Eux aussi ont besoin de liquidités pour s’approvisionner.” Les travailleurs appellent les instances compétentes à se pencher sur leur situation sociale et financière.

Ils sont sans salaire et au chômage et souffrent le martyre à cause de cette situation dictée et ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs familles. Les “patrons” ne se soucient guère de leur cas. Sous la houlette de la section syndicale, ils revendiquent leurs salaires et demandent l’assistance des pouvoirs publics pour recouvrer leurs droits.

A. Bouzaïdi

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