L’assemblée des élus, convoquée par le P/APC d’Akbou pour le mercredi 25 février, a été reportée faute de réunir le quorum, soit deux tiers du nombre des élus. Deux colistiers du P/APC, partie prenante dans le groupe des neufs contestataires, étaient présents à cette séance et les sept autres étaient absent (2 FLN, 2 FFS, 2 RND, 1 RCD). A l’ordre du jour de cette assemblée, huit points étaient inscrits dont les plus importants sont les adoptions du budget primitif (BP) et du tableau des effectifs. La commune d’Akbou table sur des prévisions de recettes de l’ordre de 91 milliards de centimes dont 48 sont proposés pour l’équipement, 1,2 milliard pour les subventions aux associations et le reste pour le fonctionnement. Le P/APC, dans un discours adressé aux citoyens, venus assister à cette séance, a relancé son invitation au dialogue à l’égard des élus contestataires prenant à témoin la population quant aux conséquences fâcheuses qui peuvent résulter de leur démarche.
Se voulant confiant dans son bilan et gestion, le P/APC dira : “La commune d’Akbou est parmi celles qui avancent le mieux en Algérie et nous n’avons rien à nous reprocher.” Concernant l’attitude des neufs élus, le maire, interloqué, dira : “Nous ne savons pas ce qu’il veulent!”.
Contacté par téléphone, l’un des élus contestataires, nous a confié : “Nous (7 élus) avons rencontré les autorités le 23 février dernier et nous les avons informés de notre ferme intention d’aller jusqu’au bout de notre démarche”. Et d’ajouter parlant du maire : “Nous ne reconnaissons plus sa signature et nous sommes prêts à venir adopter le BP et les autres points en son absence.” Les deux élus sur la liste “Initiative citoyenne”, actuels adjoints au maire sont engagés dans la démarche des contestataires.
Des sources bien au fait des transactions qui se trament dans cette “affaire” nous ont affirmé qu’ils se repositionnent sur l’échiquier pour se poser en tant “infime trait d’union” et ce, poursuit notre source, pour “explorer les vertus du dialogue.”
B. Sadi
