»Je suis plus proche du peuple que les autres candidats »

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Moussa Touati, candidat à la candidature pour la présidentielle du 9 avril prochain, a été le premier invité jeudi du forum de la Chaîne II de la Radio algérienne. Une occasion pour lui de revenir sur sa stratégie de campagne, une campagne de proximité qui débutera dès que le Conseil constitutionnel aura annoncé— dans une semaine- les candidatures retenus. Une campagne qui débutera à Tébessa, et s’achèvera dans la capitale. Celui-ci assure qu’il va privilégier le déplacement par route, et qu’il fera des meetings dans plus de 400 communes et 38 wilayas. Pour rappel, M.Touati a été le premier candidat à avoir officiellement annoncé le dépôt de son dossier de candidature auprès du Conseil constitutionnel. Ce jeune parti-dix ans d’existence-possède selon l’orateur, des jeunes militants disciplinés, qui ont pu réunir 1 661 signatures d’élus, et 96 800 signatures de citoyens dans les 48 wilayas, en seulement dix jours, du 14 au 25 janvier. Le FNA est le parti des défavorisés  » zaoualia « , et de ceux qui sont délaissés par le pouvoir”, dira le président de FNA. Un peuple qui est dépourvu de toutes les commodités de vie. Cette situation est due, selon l’orateur, à l’injustice. Pour rappel, le même candidat avait postulé lors des élections de 2004, mais il a vu son dossier rejeter, nonobstant les 80 000 voix recueillies par ses militants. Donc, pour lui, cette campagne sera la première du genre, en tant que candidat à la présidentielle, c’est la première fois qu’il se lance dans la bataille pour la présidentielle. Interrogé sur la cadence de ses préparatifs pour la campagne, M. Touati dira que son parti, est prêt à entamer cette campagne, dès aujourd’hui.  » Nous avons préparé tout le travail nécessaire, notre programme est prêt, tous les supports sont disponibles pour entamer cette campagne, c’est une question d’annonce, et le premier jour où ils vont annoncer le début de la campagne, nous serons dans les rues d’Alger « , promet-il. Le slogan, qui a été choisi par le FNA, pour animer cette campagne, c’est “oui pour le pouvoir du peuple, et pour instaurer l’Etat du droit. “M.Touati candidat du peuple’’. C’est l’émanation des couches populaires diminuées, qui sont réprimées et marginalisées.  » Nous au FNA, nous essayons de rendre confiance à ces jeunes, pour qu’ils puissent travailler, pour cela, l’implication de tout le peuple est indispensable pour remettree le pays sur rail  » En effet, M. Touati, avec philosophie, dira qu’il voudrait s’investir dans “l’Algérien” au lieu d’investir dans les richesses naturelles.  » On doit investir dans l’Algérien, il faut le considérer en lui donnant un statut de citoyen à part entière, un statut absent aujourd’hui. Il existe trois catégories en Algérie; ceux qui gouvernent, ceux qui ont de l’argent et ceux qui sont là pour regarder les miettes qui tombent des mains des autres. Le problème réside au niveau de nos gouvernants, et pas au niveau du peuple « , déplore-t-il Abordant la question de la fraude, le président du FNA appelle les responsables à respecter la décision de ce peuple :  » Qu’on ne fraude pas, laissez le peuple choisir son président. » Pour rappel, une commission politique et administrative a été installée pour cette joute. Chaque candidat ouvre ainsi droit à des observateurs qui vont veiller au bon déroulement de ce rendez-vous. En outre une instruction de président de la République promet que les représentants des candidats pourraient siéger dans les commissions communales. En outre, les magistratures vont présider ces commissions. M. Touati considère que ceux qui appellent au boycot sont ceux qui sont en train de diviser le pays. “Ceux qui vont boycotter ces élections, ont-ils pensé aux couches défavorisées de la société ? Pour cela, le peuple doit prendre une décision, c’est d’aller voter massivement le jour J. Voter, c’est réduire le taux de fraude, votez même avec des bulletins blancs « . Enfin, interrogé sur ses aspirations et ses chances lors de cette joute, le président du FNA dira que sa présence à cette course électorale est la meilleure réponse à ceux qui prônent le boycot  » J’aurais pu choisir l’abstention, ou le boycot. Je pense que nous sommes plus proches du peuple que d’autres candidats, grâce à notre franchise et à notre sincérité vis-à-vis du peuple. La dernière parole revient au peuple, ce dernier doit choisir librement son candidat « , a -t-il conclu.

Maouchi Yahia

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