Adhrys copieusement fêté

Pour la deuxième année consécutive, l’association touristique et culturelle «Tiklat» d’El-Kseur vient de fêter «Adhrys» en collaboration avec deux autres associations Taourirt Negh et Afnay. Il faut rappeler que ces mêmes associations ont fêté Yennayer pendant trois jours. Généralement, «Adhrys» se fête à partir du 26 février mais cette date peut être reculée selon les spécialistes des traditions berbères venus exposer leurs points de vue. D’habitude, «Adhrys» est fêté toujours en famille et dans l’intimité tout comme Yennayer du reste. Mais peu à peu, cette tradition s’est imposée dans nos mœurs et c’est justement pour cette raison que l’association Tiklat tente de «l’exporter». «Un peuple se reconnaît par sa culture et ses traditions», souligne une intervenante lors de cette fête. Le plat est simple : il se compose de couscous, d’adhrys, d’huile d’olive et de quelques œufs durs. Il est assurément succulent et apprécié de tout le monde mais on lui reconnaît surtout des vertus thérapeutiques. Un spécialiste en agronomie a soutenu que cette plante est en voie de disparition. Le thaptia (nom latin de l’adhrys) est cueilli à tout bout de champ alors qu’un peu de bon sens veut qu’on laisse quelques racines pour sa régénération. Ce sont les racines dont on a besoin et non des feuilles.

Signalons que la veille s’est tenue une conférence sur les us et coutumes amazighes à la salle de cinéma d’El-Kseur où on a abordé la fête d’«Adhrys». En outre, les plats furent servis à l’entrée des mosquées et même sur l’esplanade de la mairie d’El-Kseur. Un geste apprécié par les habitants d’El-Kseur. Beaucoup de commerçants ont participé à la réalisation de cette fête et Mohamed Driès, le président de l’association organisatrice, avait noté l’engouement certain chez les donateurs.

C. P.