Durant le plan quinquennal 2004-2009, l’alimentation en gaz naturel à Draâ El-Mizan a connu une certaine avancée, mais les citoyens des zones rurales restent pessimistes. « Au moment où l’on s’attendait à ce que tout le versant, dit zone sud de la commune, soit alimenté entièrement, voilà qu’on vient d’apprendre que seuls cinq kilomètres ont été raccordés pour toute cette région. C’est très insuffisant », nous a déclaré un membre du comité de village.
Pour notre interlocuteur, ce projet n’est qu’une extension du réseau qui devra alimenter Ouled Aïssa et les hameaux environnants. Ce membre nous a rappelé qu’au cours du mandat de l’APC de Draâ El-Mizan en 2004, la coordination des associations et comités de villages avaient demandé quatre-vingt kilomètres pour, notamment, la zone rurale. Pour le moment, trois projets ont été réalisés. Ils ont touché Draâ Sachem, Boufhaïma, lotissements nord et social ainsi que certains quartiers de la ville. Les populations de Tazrout Aouaoudha, d’Ichoukrène, de Sanane, de Henia se demandent quand vont-ils enfin jouir de cette commodité. Quant à la mise en service du gaz à Ouled Aïssa, elle est imminente. Pour les habitants des villages précités, tout n’est pas encore clair dans leur esprit. « A la fin de l’année 2006, on a entendu qu’une étude globale a été faite. Mais depuis, on n’en parle plus », nous a déclaré un habitant de Sanane. En tout cas, même si on entend parler ici et là de ce manque, de nombreux citoyens attendent à ce que la directive du président Abdelaziz Bouteflika à ce sujet soit mise en application. « Peut-être que dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014, nous aurons notre part. Nous avons attendu presqu’un demi siècle. Ce ne sont pas ces cinq années qui vont nous décourager », a conclu notre interlocuteur.
Amar Ouramdane
