Un tramway nommé désir

Pour le premier point, en plus de la nécessité de continuité du service local pour lequel un montant de plus de deux milliards de dinars a été alloué, il a été prélevé une enveloppe de 75 milliards de centimes pour donner naissance à certains projets jugés très importants pour le développement de la wilaya.

Le budget détaillé

C’est ainsi que le secteur de la Santé profitera d’un montant de 12 milliards pour l’étude de réalisation d’un CHU de 640 lits, pour la mise à niveau de l’hôpital Khellil Amrane en CHU afin qu’il puisse accueillir les étudiants dès octobre prochain, pour l’acquisition de 8 véhicules utilitaires pour les établissements hospitaliers et enfin pour l’acquisition d’une dizaine de générateurs pour les services d’hémodialyse.

Par ailleurs, les élus ont voté 7 milliards de centimes pour l’extension de l’alimentation en gaz naturel à certaines localités, 2 milliards de centimes pour la réhabilitation de plusieurs chemins de wilaya tout en affectant quelque 13 milliards de centimes aux communes pour l’acquisition de camions à bennes tasseuses, bus et autres équipements. La nouveauté est certainement le fait d’avoir dégagé une enveloppe de 4 milliards et demi pour l’étude de réalisation d’un tramway reliant Béjaïa à Melbou et Béjaïa à El-Kseur y compris la desserte du chef-lieu. Le secteur de la Culture a été quelque peu négligé du moment qu’il ne bénéficiera que d’une subvention d’un milliard de centimes alors que la wilaya prévoit d’organiser des olympiades très prochainement. Pour cela, les élus ont promis une correction budgétaire au budget supplémentaire. Les associations sportives, de leur côté, ont vu le montant, proposé par les élus, doublé lesquels élus le font passer de 37 millions de dinars à 65 millions de dinars. Enfin, il y a lieu de signaler que les élus ont carrément doublé l’enveloppe destinée aux communes pour l’effacement de leurs dettes en la faisant passer de 75 milliards de centimes à 150 milliards. Pour le deuxième point, à savoir le secteur de l’Hydraulique, outre le premier responsable du secteur, les directeurs des unités de l’Algérienne des eaux et de l’Office national d’assainissement ont été écoutés et invités à répondre aux questions des élus. Malgré les assurances du directeur de l’Hydraulique qui s’est étalé sur le projet de Tichbal qui serait actuellement à un taux d’avancement des travaux de 67% après seulement une année de travail et qui va alimenter 22 communes et tripler la production des eaux de la wilaya pour la faire passer de 50 millions de m3 à 150 millions et aussi l’inscription du projet de réalisation d’une unité de dessalement des eaux de mer qui produira 10 000 m3 extensibles à 50 000 m3 par jour pour alimenter 14 communes du littoral, les élus ont soulevé moult problèmes et posé énormément de questions pertinentes.

L’exemple corse…

Le volume précipité dans la wilaya de Béjaïa laquelle est classée la troisième wilaya la plus arrosée par les eaux de pluie, dépasse le milliard de m3 mais l’absence de stratégie de récupération des rejets de réserves naturelles se déversant en mer fait que la population a toujours soif du moment qu’il y a des quartiers qui ont l’eau une fois tous les trois jours. D’ailleurs pour cela, un élu avait proposé de suivre l’exemple des Corses qui récupèrent les eaux pluviales de l’intérieur des récifs. Le président de l’APW, de son côté, avait soulevé le problème des forages illicites qui menacent la nappe phréatique d’Ouzellaguen, la non-prise en charge des 800 logements LSP construits à la cité Bensaïd à Tichy pour lesquels il propose un piquage sur la conduite PHI 600 qui traverse cette cité au lieu de dépenser 9 milliards pour les alimenter.

Enfin, il cite le cas du dragage des oueds qui ne se fait pas régulièrement et il donne l’exemple de l’oued Tabellout d’Aokas lequel menace dans le cas où il n’est pas curé.

Reconnaissant que la wilaya ne dispose pas encore de barrage car celui de Tichy n’est pas encore opérationnel, le directeur de l’Hydraulique a laissé entendre que le stockage des eaux pluviales ne peut se faire qu’à hauteur de 60% mais que des projets de réalisation de retenues collinaires et d’étude préliminaire pour l’implantation de petits barrages est achevée. De son côté, le premier responsable de l’Algérienne des eaux a essayé de justifier la lenteur de son service maintenance dans l’intervention pour les réparations et les pannes fréquentes, par la vétusté et la sous-dimension du réseau de distribution lesquels ont constamment des fuites alors que les équipes techniques préfèrent intervenir en urgence dans les 45 chaînes de refoulement.

Quant au premier responsable de l’Office d’assainissement, en dehors du fait que son attention soit attirée par l’absence de tampons au niveau des regards mettant en danger et les piétons et les conducteurs de véhicule, il a été plutôt félicité pour les efforts fournis depuis la création de ce nouvel établissement public.

A. Gana