Les arbres fruitiers, les oliviers, les figuiers, et d’autres plants, sont asséchés par les matières agressives contenues dans ces eaux. Depuis l’inauguration de cette institution, et dès que les premières gouttes de ces eaux sont apparues sur les terres de quelques agriculteurs, ces derniers ont vite averti les autorités locales, ils ont crié leur détresse en frappant à toutes les portes.
Malheureusement, aucune suite n’a été donnée à leurs appels, et la grogne s’est amplifiée de jour en jour. Rencontré sur les lieux, O. B dira : « Depuis l’ouverture du lycée, nous avons du mal à cultiver nos terrains et personne n’a le courage d’assister impuissants à ces arbres qui périssent à cause de cette pollution, donc on est obligé de laisser en friche cette terre fertile. Tout cela est dû au mutisme des autorités qui nous baratinent à chaque fois qu’on leur fait appel ».
Cette fois-ci, les agriculteurs qui sont touchés par cette pollution se sont réunis pour crier haut et fort leur ras-le-bol auprès de plusieurs organismes qui pourraient être concernés. La justice a été aussi saisie et au courant du fait, en adressant un préavis, avant de procéder à toute poursuite, au procureur de la république auprès de la justice de Bouira. Interrogé sur la façon de réagir, M. M dira : « Cette fois, nous n’allons pas lâcher ces responsables qui fuient leurs responsabilités, jusqu’à ce que justice soit rendue ». Avant d’enchaîner : « Jusqu’à quand ces responsables auront conscience, pour servir le peuple ? Il est vraiment indigne d’interpeller plus de 06 organismes pour des déversements des eaux souillées sur nos terres! « .
Il est à signaler que des rapports détaillés sur l’affaire avec photos seront déposés au niveau de la commune d’Aghbalou, de la daïra de M’chedallah, et la wilaya de Bouira.
La Direction de l’Education, la Direction des services agricoles et l’inspecteur de l’environnement de la wilaya de Bouira sont également alertés par cette pollution qui ne cesse de dévaster des terres fertiles et qui décourage les propriétaires à continuer d’exploiter ces terrains à cause d’un laisser-aller qui les oriente d’un bureau à un autre sans résultat concret.
Est-il vraiment nécessaire que cette affaire soit tant ébruitée pour qu’elle soit résolue ?
Brahim B.
