Les usagers de ce chemin communal reliant la ville à l’hôpital, en parlent en termes peu élogieux. Si, en d’autres lieux, ces ouvrages sont les bienvenus, en revanche, sur cette voie déjà très étroite, d’aucuns pensent qu’ils ne sont pas seulement inutiles mais surtout gênants.
La largeur de la chaussée était jusqu’à maintenant réduite au point où les véhicules arrivent tout juste à se croiser. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit d’autocars ou d’autres poids lourds, le croisement ne peut s’effectuer que si l’un des engins se range sur le bas côté. Les trottoirs en construction actuellement, d’une largeur réduite, d’ailleurs, ne serviront qu’à compliquer la circulation des voitures et des piétons.
La chaussée rétrécie ne pouvant plus permettre des dépassements ou des croisements aisés, il s’ensuivra, certainement, des perturbations et des bouchons. Quant aux piétons, ils seront, de toute façon, contraints d’emprunter l’asphalte pour pouvoir marcher à l’aise. Les automobilistes se plaignent déjà, des difficultés à emprunter la route de Akkar. A moins que les concepteurs de cet aménagement n’envisagent d’en faire une route à sens unique.
Le passage d’animaux domestiques que les paysans mènent au marché, ne semble pas avoir été pris en compte. Comment imaginer que des troupeaux d’ovins ou de bovins puissent emprunter un endroit réservé aux piétons ? Quelques mètres plus loin, une agglomération, située au lieu-dit Ahechad, n’a malheureusement pas été touchée par ce programme. Pourtant, c’est à partir de là que la route d’une largeur appréciable jusqu’à l’hôpital, demande à être munie de trottoirs. Les citoyens de passage ne peuvent rester insensibles devant ce qui s’apparente à des dépenses inutiles. Cet argent aurait pu être utilisé à terminer les trottoirs entamés depuis plus de trois ans sur cette même route, entre le lycée et la ville. De ce côté aussi, la chaussée a été réduite sans que personne n’en profite, ni les piétons ni les automobilistes. Il faudrait que quelqu’un mette fin à cette histoire de trottoirs sans fin.
A. O. T.
