L’objectif tracé par ces deux associés est de contribuer à la réduction de l’importation de la poudre de lait. Elle est la première du genre en matière d’assurance groupe de l’élevage, qui lui permettra d’assurer le cheptel bovin de ses fournisseurs.
Le DG de la CNMA, Kamel Arba, et le directeur général du groupe Danone Djurdjura, Paolo Maria Tafuri, en présence des représentants de l’ONIL (Office national du lait) et de l’Union des paysans algériens (UNPA), ont montré leurs attraits à l’action conclue. « La convention permettra aux deux parties d’agir ensemble afin de promouvoir la culture de l’assurance chez l’éleveur « , a souligné le DG de la CNMA.
Aux termes de l’accord, la CNMA compte assurer quelque 450 éleveurs qui approvisionnent le groupe en lait cru, ainsi que la prise en charge de leur cheptel qui s’élève à 5. 000 vaches laitières. Désormais, la Caisse s’engage également à assurer 11. 000 vaches laitières que ce groupe compte acquérir durant les deux prochaines années.
Par ailleurs, la convention a assuré également la promotion de la protection du patrimoine des éleveurs, le renforcement de la coopération entre le secteur agroalimentaire laitier et celui des assurances ainsi que l’amélioration de la connaissance et de la vulgarisation dans le domaine laitier. A travers cet accord, les deux partenaires proposent aussi la prise en charge totale ou partielle de l’activité de l’élevage en faveur des éleveurs désireux de s’inscrire dans la logique visant à accroître et à protéger leur patrimoine. » L’objectif recherché par la CNMA est de moderniser l’activité de l’élevage, de rendre l’éleveur solvable auprès des banques, et de contribuer, à travers cela, à l’augmentation de la production nationale de lait cru en vue de diminuer la facture d’importation de la poudre destinée à la transformation », a ajouté Kamel Arba
De son côté, le président de l’ONIL, Mohamed Soukal, a révélé qu’un projet de création de trois fermes écoles pour former les éleveurs est à l’étude. Des négociations sont en cours entre le ministère de l’Agriculture, l’ONIL et les instituts techniques pour la création de ces écoles, l’une à Tarf ou Annaba, l’une à Alger et l’autre à Sidi-Bel-Abbès.
Pour rappel, l’Algérie importe 60% de sa consommation en poudre de lait pour couvrir ses besoins estimés à 3 milliards de litres annuellement, la production nationale en la matière est de 2,2 milliards de litre par an, dont 1,6 milliard de litre de lait cru.
Akli Slimani
